Félicitations a l’équipe municipale de Bouguenais, les Roms sont partis !

25 février 2012

La ronde de la patate chaude continue. Sous la pression conjuguée de la gendarmerie et le harcèlement de la police municipale, les habitants Roms ont quitté Bouguenais avant le jugement du 23 février dont l’issue pouvait permettre la continuité de leur séjour.

Bilan : fin de la scolarité primaire et secondaire pour 22 enfants, fin du suivi des nourissons à la PMI, fin du suivi des grossesses et rupture des soins de santé les plus urgents.Tout le travail d’accompagnement et la relation de confiance sont a reconstruire . Sur quelle commune?Vers quel accueil

A quand les droits fondamentaux pour tous

 

Le Collectif Romeurope de Nantes


Conférence de presse du collectif romeurope de l’agglomération nantaise 21 février 2012

22 février 2012

Le texte de la conférence de presse suivi des articles

Les Roms migrants sur l’agglomération nantaise et le département  :  une situation contrastée

20 minutesNantes

Quand les maires s’ouvrent aux roms

Société Les expulsions sont toujours aussi nombreuses dans l’agglo, mais pas pour tout le monde

Sur place, il reste encore quelques caravanes. Mais en début de semaine, une quinzaine de véhicules ont quitté le camp de la Neustrie : dans ce quartier de Bouguenais, les Roms n’ont pas attendu le jugement d’expulsion qui pourrait survenir ce jeudi. Ils errent, de site en site, dans l’agglomération et ses alentours. Ils déménagent, comme plusieurs fois par an, comme environ 800 personnes depuis plusieurs années. « La trêve hivernale n’a pas eu lieu, constate le collectif Romeurope. On observe au contraire un durcissement, un harcèlement assorti désormais d’obligations de quitter le territoire. »
Face à ce « stress permanent » et ses conséquences « insalubres », le ton des militants pourrait être à la colère. Il se veut plutôt à l’espoir. Car dans une bonne dizaine de communes gérées par la gauche, quelque 57 familles sont aujourd’hui accueillies et encadrées. C’est le cas à Indre, Couëron, Le Pellerin, La Montagne, etc. Une sédentarisation des Roms – nomades malgré eux – qui, dixit Romeurope, devrait inspirer les autres communes de l’agglo. D’abord parce qu’elle paie : la scolarisation des enfants devient possible, l’aide aux devoirs est facilitée, la sécurité assurée, la délinquance endiguée… Ensuite parce qu’elle est finalement peu coûteuse : « Sans dépenser des sommes démentes, le maire peut au moins s’appuyer sur l’action citoyenne des habitants motivés », diagnostique Annick Plou, de Médecins du monde.
Si les associations misent sur un effet boule de neige, c’est qu’il est déjà perceptible. Au Cellier, commune de 3 600 âmes, douze familles viennent d’être accueillies sur une aire créée en décembre dernier. « Quand la volonté politique est là, les associations gonflent leurs rangs parce qu’elles peuvent travailler avec les services techniques, compte Brigitte Biche, membre de Soleil rom et conseillère municipale à Sainte-Luce-sur-Loire. Que risque une commune ? L’expérience montre que l’appel d’air redouté n’existe pas : les familles savent que le nombre freine les progrès en termes d’intégration. » La militante vient de ressortir ses albums photos, a retrouvé une image de Noël 2011 : « Les gens avaient bonne mine. Rien à voir avec les clichés que j’avais fait à leur arrivée, en 2009. » La preuve par l’image.

 Antoine Gazeau


Trêve de noël pour les Roms ou reconnaissance de leur humanité ?

20 décembre 2011

Trêve de noël pour les Roms ou reconnaissance de leur humanité ?

Mardi 13 décembre 2011, la Préfecture renonce, dans l’immédiat, à expulser un groupe de citoyens Roumains, migrants d’origine rom, occupant un terrain de façon illégale sur la commune de Carquefou. En effet, arrivée sur place, la police constate qu’ils n’ont pas assez de véhicules pour déplacer eux mêmes les caravanes, et les déplacer par la force « reviendrait à priver ces personnes de leur logement, ce qui n’est pas le but », déclare la Préfecture à la presse.

Le Collectif Romeurope qui soutient et accompagne ces habitants (certains sont présents dans l’agglomération depuis plusieurs années) se réjouit qu’enfin les caravanes déglinguées qui leur servent d’abris, faute de mieux, soient reconnues comme le logement dont on ne peut les priver, et que, par voie de conséquence, ils ne puissent plus être expulsés sans solution alternative.

Les solutions alternatives existent, pour peu que l’on ait le courage de les imaginer. Des municipalités, entraînées par des associations d’habitants engagés, accueillent des groupes familiaux dans des conditions dignes et avec une économie de moyens, montrant ainsi leur efficacité sur le plan de l’intégration progressive de populations roumaines et du vivre ensemble dans la cité. Ste-Luce, Indre, Vigneux, Treillières, La Montagne, Couëron, Le Pellerin, Saint-Jean de Boiseau, Le Cellier, Clisson, La Chapelle-S/Erdre, . . . se sont engagées dans cette voie d’avenir. D’autres continuent de refuser le dialogue, et continuent d’expulser à tout va. Ces expulsions constituent une violence physique, morale et matérielle pour une population déjà extrêmement précarisée.

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise, fort des associations qui le composent, se tiendra aux côtés des municipalités qui s’engageront à faire entrer partout dans le droit commun (santé, transports, emploi, scolarisation) ces habitants précaires. Il importe que les politiques publiques et, en premier lieu, la parole des élus, soient porteuses des valeurs humanistes fondées sur la qualité de tous les habitants et déconstruisent les préjugés racistes


une exemple de pratique déplorable

5 octobre 2011

L’association Ame Sam de Rezé  diffuse un communiqué de presse en forme de réponse à l’article du journal municipal Rezé Mensuel (Rezé Magazine), n° 65 d’octobre 2011 intitulé « Roms : ce que fait la Ville »

Nous avions prévenu la Mairie, lors du précédent article consacré à ce sujet (« De la dignité pour les Roms », Rezé Magazine n° 56, novembre 2010), que nous serions obligés de réagir par écrit si un nouvel article aussi désinformateur paraissait dans le journal municipal. C’est fait.
En l’absence de droit de réponse (notre association, constamment au contact sur le sujet de cette double page, n’est pas mentionnée et les habitants précaires ne peuvent se faire entendre dans ce type de média), ce texte en tient lieu.

lire la suite dans le pdf de l’association (3 pages)
reponse-ame-sam-reze-magazine-octobre-2011-definitive

lire l’extrait du Rezé Magazine (2 pages)
reze-mensuel-octobre-2011-extrait


communiqué de presse du 12 juillet 2011

12 juillet 2011

Les « habitants roms », des habitants ordinaires

Lundi 11 juillet 2011, le préfet de Loire-Atlantique organisait en préfecture une deuxième rencontre (1) entre de nombreux élus (mairies, métropole et conseil général), les services de l’état et les associations d’habitants ou thématiques du collectif Romeurope de l’agglomération nantaise. Au delà des signes très décourageants envoyés par certains acteurs publics (à nouveau des dizaines d’expulsions en cours ou à venir pendant l’été, la répétition de propos très hostiles, quoique de plus en plus rares et de plus en plus difficiles à tenir en public), la rencontre a permis d’éclairer la situation sur le terrain, les politiques publiques possibles et le caractère ordinaire de cette population fortement stigmatisée. Trois habitant-e-s roumain-e-s précaires étaient présent-e-s et ont pu à nouveau s’exprimer. Lire la suite »


Conseil communautaire du 20 juin, Le collectif Romeurope s’invite au débat….

17 juin 2011

Parce que 170 familles Roumaines d’origine rom habitent, depuis 2002 pour certaines, dans des bidonvilles situés sur plusieurs communes de l’agglomération,

Parce que ces habitants, malgré les conditions indignes dans lesquelles ils sont maintenus, malgré le harcèlement dont ils font l’objet [expulsions incessantes, lourdes condamnations pour vol dans nos poubelles], montrent leur détermination à rester là,

Parce que des citoyens de plus en plus nombreux, organisés en associations, se mobilisent aux côtés de ces habitants pour que leurs droits fondamentaux soient respectés,

Parce que des maires ont montré qu’un accueil digne et adapté est possible, tandis que d’autres ne pensent qu’a se débarrasser de ces  habitants « gênants » en les envoyant sur les communes d’à côté,

Parce que la résolution du Parlement Européen, votée le 8 et 9 mars 2011 invite « les pouvoirs locaux et régionaux à participer aussi, à tous les degrés et tous les stades, à la stratégie européenne d’intégration des Rom »

Le collectif Romeurope de l’agglomération Nantaise affirme la nécessité d’un débat au sein du conseil communautaire, qui soit rendu public, et qui débouche sur des propositions utiles et judicieuses pour l’accueil de ces Nantais venus de Roumanie.

 

Le collectif Romeurope de l’agglomération Nantaise

Appelle à un rassemblement

Le lundi 20 juin à partir de 8H45, devant le siège Nantes Métropole,

 

Rue de Valmy, face au palais des Congrès (busway, arrêt palais des congrès)

 


Communiqué de presse : Non à une politique nocive de désintégration sociale

7 juin 2011


La politique à  l’égard des Roms dans Nantes Métropole continue : au tribunal, au commissariat de police, dans les déclarations inquiétantes de certains élus.

Le 14 mai dernier, le Collectif Romeurope agglomération nantaise réunissait plus d’une centaine de personnes françaises et roumaines pour travailler sur les pratiques administratives constatées dans l’agglomération et les projets solidaires menés ou envisageables pour l’accès aux droits de ces habitants.

A cette occasion, le Collectif  a constaté que  :

a) les services de l’Etat, mettant en oeuvre la politique xénophobe et discriminatoire du gouvernement, bloquent plus que jamais l’accès au travail des ressortissants roumains et bulgares, les maintenant ainsi dans une misère révoltante.

b) les communes de l’agglomération concernées, sauf exceptions, n’ont, actuellement qu’un seul axe stratégique : « expulser » les habitants roumains précaires hors de leur commune, les expulser vers la Roumanie (alors que notre agglomération affiche comme objectif d’attirer 100 000 nouveaux habitants d’ici 2020!).

c) les mêmes communes refusent de reconnaître comme habitants des citoyens européens présents parfois depuis 2002 dans l’agglomération : refus d’exercer la mission d’élus en visitant les terrains, en tenant ensemble les droits de tous, refus de la protection de l’enfance (qui, si on les comprend bien, ne concerne ni l’échelon communal, ni l’échelon métropolitain), refus d’entendre les associations de riverains solidaires qui sont de plus en plus nombreuses.

d) la réunion du 27 septembre avec Nantes Métropole et le Conseil général de Loire-Atlantique comme la table-ronde élus-Etat-associations du 6 janvier en préfecture peuvent aujourd’hui apparaître comme les souvenirs d’une manipulation : à  un an de la présidentielle, on veut à  nouveau se débarrasser de cette « population» malvenue ; la parole publique sur ce dossier n’est pas sincère (et le « tri » de quelques familles dites « intégrables » ne saurait donner le change).

e) certains élus tiennent publiquement et répètent des propos inacceptables, tant sur les Gens du voyage français que sur les habitants roumains. Nous rappelons que l’«anti-tsiganisme» comme incitation à  la discrimination et à  la haine raciale est un délit pénal. Ces élus renvoient une image désastreuse à  leurs homologues des villes roumaines jumelées et détruisent les valeurs européennes de notre agglomération.

Le 4 septembre dernier, nous étions des milliers dans les rues de Nantes, révoltés par les violences et les pratiques racistes dont sont victimes la communauté des Gens du voyage et les ressortissants européens de culture Rom.

Et pourtant rien n’a changé ! Stop à  la discrimination, à  l’exclusion et au racisme !

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise demande :

- la fin des expulsions sans solution de relogement pérenne ;
- l’accès aux droits communs en matière de travail, logement, santé, scolarisation, formation professionnelle.

Le déni d’habitants, le déni de réalité, le déni d’imagination, ça suffit ! Le délit de faciès, ça suffit  !


Contre une politique d’expulsion, journée d’interpellation des citoyens et des élus pour l’accueil des Roms 

9 mai 2011

Cela fait maintenant plus de dix ans que des familles roumaines précarisées sont arrivées dans l’agglomération nantaise et vivent dans des bidonvilles régulièrement expulsés.

Face à la persistance de la discrimination, de l’exclusion et du dénigrement des Roms la Commission européenne à adopter une résolution visant à mettre les élus locaux et régionaux face à leurs responsabilités.

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise, le collectif des gens du voyage et les collectifs citoyens de soutien aux roms vous invitent à échanger pour mettre en place une réelle politique d’accueil pérenne

Le 14 mai 2011 salle municipale

manufacture des tabacs

A 9 heures

(10 bis bd de Stalingrad à Nantes – tram ligne 1 – direction beaujoire –

arrêt Manufacture)

Liste des associations organisatrices : ADGDV44, Ame sam, Association Pative, Avec44, Cimade, Collectif Bouguenais, Orvault, Gasprom, LDH, MDM, MRAP, Soleil Rom, Sol Rom, Romsi, etc. …

PROGRAMME

9 h – accueil – café – gogoch

9 h 15 – Introduction

9 h 30 – début des ateliers

  • Atelier droit à la scolarisation
  • Atelier formation des jeunes
  • Atelier droit au travail
  • Atelier santé
  • Atelier logement

11 h – fin des ateliers

11 h à 11 h 30 – Pause – synthèse – visite des stands

11 h 30 à 12 h 30 – restitution des ateliers – conclusion

12 h 30 – pique nique citoyen (chacun apporte son pique nique et partage avec les autres) .


PAS D’ACCUEIL DE ROMS A ST-HERBLAIN

9 mai 2011

Communiqué 6 mai 2011

Le maire de St-Herblain, Charles GAUTIER, a reçu vendredi 6 mai une délégation de l’association « Sol’Romst-Herblain » accompagnée de 3 représentants des familles Roms.
Le 24/12/2010, des familles Roms ont été installées provisoirement sur le parking des étangs à la Gournerie par la mairie, avec promesse d’un site d’accueil plus durable.
Le maire nous informe qu’il n’a pas de terrain à proposer et qu’il refuse d’envisager des solutions alternatives.
Les familles roms doivent quitter la Gournerie sinon la procédure d’expulsion sera exécutée.
La seule solution préconisée par le maire est le retour en Roumanie pour tous, sans réflexion ni discussion sur les raisons de leur migration et la situation en Roumanie.
Nous refusons cette politique d’exclusion et nous dénonçons l’écart entre le discours du président de Nantes-Métropole et la réalité des faits dans les communes.
L’association continue à soutenir ces familles en situation précaire en poursuivant les activités engagées.
Avec les expulsions annoncées à Rezé, Orvault, Nantes et St-Herblain, ce sont de nouveaux squats qui se préparent et des conditions de vie toujours aussi indignes pour ces familles.
Association SOL’ROMST-HERBLAIN

Nantes Métropole expulse pour la fête de l’Europe

9 mai 2011

A l’occasion de la journée de l’Europe, des informations de “couloir” et de “bidonville” laissent à  penser que Nantes Métropole va expulser (à  nouveau) de manière imminente trois terrains d’habitants roumains en grande précarité, sur l’île de Nantes, à  Rezé et Orvault.

Un certain nombre de collectivités, dans leur déni du statut d’habitant aux Roumains présents depuis plusieurs années sur le territoire local, ont choisi délibérément depuis plusieurs mois d’utiliser des procédures judiciaires non contradictoires, faisant croire à  l’anonymat de ces habitants pourtant connus et bien identifiées et les empêchant d’accéder au processus et aux informations de la justice. Les interlocuteurs publics décisionnaires, tant dans les communes qu’à  Nantes Métropole, se dérobent (au mieux) et nous ne disposons pas d’informations fiables.

L’ouverture politique issue des rencontres avec les élus,  la Préfecture et les collectivités ne se traduit pas dans les faits ou marginalement, chaque avancée étant détruite contradictoirement par un recul.
Nous dénonçons  l’écart entre le discours des élus de septembre 2010 et janvier 2011 et la réalité des faits : cette distorsion entre les discours et les actes affecte la sincérité de la parole publique.

Les associations de soutien dans les communes oû résident des Roumains roms, le collectif Romeurope de l’agglomération, les habitants précaires, de nombreux habitants et riverains mobilisés individuellement exigent :

- que les procédures judiciaires reviennent au contradictoire et ne fassent pas croire à  l’existence de  “sous-habitants” dans l’agglomération nantaise.
- que les expulsions en cours soient reportées tant qu’un relogement quelconque n’est pas mis en place.
- que les responsables techniques chargés de la mise en oeuvre de la politique d’insertion soient moteurs et non obstacles à  cette politique publique d’insertion et d’accès au droit commun
- que cessent amalgame, dénigrement et mise en concurrence des habitants roumains précaires et des gens du voyage dans le discours de certains élus
- que les collectivités changent d’approche : il n’est pas possible de construire une politique d’insertion contre les habitants précaires et contre les associations d’habitants et riverains des différentes communes
- que la stratégie “protection et développement des enfants” soit moteur de l’action publique et qu’on prenne conscience, pour ces habitants comme pour tous les habitants en situation de précarité sociale, que les politiques de discrimination affectent le présent, mais aussi les décennies suivantes.


Pas de bulldozer contre les Roms !

31 mars 2011

Le collectif Romeurope et le collectif Gens du Voyage de l’agglomération nantaise dénoncent un acte odieux et détestable et demandent que toute la vérité soit faite afin que la justice soit rendue aux victimes.

Deux familles Roumaines d’origine rom, constituées de deux cousines, mères isolées, l’une avec deux enfants et l’autre avec quatre enfants, se sont installées avec leurs trois caravanes le dimanche 20 mars sur un terrain vague inoccupé, à Nantes, appartenant à l’enseigne commerciale Leclerc. Elles arrivaient d’un autre terrain, situé à proximité, et dont elles craignaient d’être expulsées.
Le mardi 22 mars, un homme se présente sur le terrain. Il se présente comme le « chef de Leclerc », et, sans essayer de parler aux adultes, il laisse aux enfants une photocopie représentant un bulldozer, et s’en va sans plus d’explications.
Le jeudi 24 mars, vers 10 heures, un bulldozer commence à creuser des tranchées autour des caravanes et à ériger un mur de terre autour de celles-ci. Les mères sont parties faire des démarches, et les enfants sont seuls, le plus vieux a 12 ans, l’aîné est au collège. Vers 16 heures, une douzaine d’hommes poussent les caravanes hors du terrain, détruisant l’une d’entre elles. Puis, ils entrent par effraction dans une voiture, et ne pouvant la démarrer, la poussent au bulldozer. Les familles se retrouvent sur le bord de la route.

Appelée, la police s’est contentée de constater que les caravanes étaient sur le bord de la route. De même, lorsqu’elles se sont présentées à l’hôtel de police pour porter plainte, le vendredi 25, les familles ont, dans un premier temps été éconduites, puis rappelées, elles ont pu déposer une main courante dont l’objet a été libellé ainsi : “indésirables et perturbateurs”.

Ces enfants et ces femmes étaient en situation de faiblesse et de vulnérabilité. Rien ne peut justifier ce qui s’est passé. Quelle a pu être la motivation de ces hommes, qui a décidé une telle action, où des hommes, en nombre, avec un engin de chantier, s’en prennent à des habitats précaires où jouent des enfants sans défense puis malmènent les véhicules sous leurs yeux ?

Les Roms, citoyens européens, et les Gens du Voyage, citoyens français, ont les mêmes droits que tous les autres citoyens. Toute personne a le droit de demander à la justice qu’elle ordonne à des personnes de quitter un terrain qu’elles occupent illégalement. En revanche, nul n’a le droit d’employer la force pour se faire justice, ni d’expulser quiconque sans une décision de justice.

Les collectifs associatifs dénoncent avec vigueur cet acte et constatent qu’il a été commis entre les deux tours des élections cantonales, après que des responsables politiques ont développé, plus particulièrement depuis l’été, des propos xénophobes, notamment à l’encontre des Roms et des Gens du Voyage.

Les associations, membres des collectifs œuvrent, chacune dans leur domaine, au déploiement effectif de politiques publiques adaptées, qui garantissent l’accès des Roumain Roms, et des Français, Gens du Voyage à l’ensemble des droits fondamentaux, notamment à des conditions dignes en matière d’habitat.

Collectif RomEurope et Collectif Gens du Voyage de l’agglomération nantaise


table-ronde état-collectivités-associations du 6 janvier 2011 concernant les habitants roumains de culture rom de l’agglomération nantaise

13 janvier 2011

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse du Collectif RomEurope de l’agglomération nantaise du 12 janvier 2011, accompagné en pièce jointe du dernier état des terrains de l’agglomération montrant la continuation de l’instabilité et des expulsions. Vous trouverez également dans les pièces jointes les communiqués de la Préfecture et des Collectivités.

Table-ronde état-collectivités-associations du 6 janvier 2011 concernant les habitants roumains de culture rom de l’agglomération nantaise Lire la suite »


communiqué de presse du 3 janvier 2011

3 janvier 2011

Vous trouverez ici le communiqué de presse du collectif RomEurope de l’agglomération nantaise

Accès au droit commun pour les Roms Lire la suite »


rezé – bilan de fin d’année et voeux de l’association ame sam

29 décembre 2010

bilan 2010 – communiqué du 29 décembre de l’association Ame sam

L’association Ame sam (nous sommes en langue romani) existe depuis le mois de novembre 2010 à Rezé et participe au Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise. Ame sam fait suite à l’émergence depuis deux ans d’un groupe d’habitants interpellés par la présence sur notre commune d’habitants précaires originaires de Roumanie : mauvaises conditions sanitaires et sociales du bidonville, répétition des expulsions et, enfin, présence de nombreux enfants aux scolarités souvent chaotiques et pourtant parlant déjà parfaitement le français pour nombre d’entre eux.

Ce groupe d’habitants français a rencontré et travaillé avec un groupe d’habitants roumains stabilisé à Rezé depuis le début 2010. Une partie de cette activité a trouvé place au sein du Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise, qui regroupe des collectifs d’habitants et des associations comme Médecins du Monde : rencontres informelles et travail formel pour dépasser les préjugés ethniques de l’antitziganisme (fléau avec l’antisémitisme et toutes les formes d’impérialisme colonial, du vingtième siècle européen), découvrir la diversité mutuelle, comprendre le piège juridique dans lequel se trouvaient enfermés ces habitants et faire baisser le niveau d’hostilité administrative à leur égard. Lire la suite »


stage syndical FSU et collectif romeurope – scolarisation et précarité des élèves roms

30 novembre 2010

La FSU et le collectif RomEurope de l’agglomération nantaise organisent un stage à l’attention des personnels d’éducation pour faire le point sur la scolarisation des enfants roumains roms habitant dans le département et améliorer les conditions concrètes de leurs parcours scolaires – dans un contexte national et local, où l’hostilité administrative, voire la stigmatisation institutionnelle, la pénurie de moyens d’enseignement pour les enfants allophones et la précarité des familles développée par les politiques publiques de désinsertion des roms roumains installés en France structurent un accès discriminatoire à l’école.

Mardi 11 janvier 2011
Maison des syndicats à Nantes, salle F, de 9h00 à 17h00
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la loi LOPPSI 2, une arme de guerre contre les habitants précaires

9 novembre 2010

La présidence Sarkozy, c’est une fabrication malsaine et continue de lois liberticides, qui s’attaquent préférentiellement aux catégories  les plus fragiles de la société française.
La loi LOPPSI 2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale est particulièrement adressée aux habitants précaires sans titre, qui deviennent ainsi également sans droits et expulsables à merci. L’article 32 ter A, véritable contre-réforme anti-loi (Louis) Besson (rien à voir avec l’autre), est une arme de guerre contre les habitants précaires – les Roms sont ciblés dans ce dispositif.

Une analyse détaillée de cet article par le collectif anti loi LOPPSI et le document complet à télécharger Lire la suite »


deux invitations à débattre et à construire ensemble une politique d’habitants

5 novembre 2010

alors que des expulsions d’habitants roumains de culture rom, en grande précarité, sont annoncées à nouveau dans l’agglomération nantaise,
comme s’il ne s’était rien passé cet été,
comme si 10 000 nantais n’avaient pas manifesté le 4 septembre contre la xénophobie d’état et tous les racismes
comme si la loi besson anti-étrangers n’allait pas s’appliquer également à ces habitants européens précaires
comme si …
… / …
vous trouverez ici deux invitations à débattre et à construire ensemble une politique d’habitants pragmatique et respectueuse des droits humains
à Saint-Herblain, le 12 novembre et à Rezé le 18 novembre
[une réunion est en préparation à Bouguenais]

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invitation au pique-nique barbecue du dimanche + plainte contre le ministre hortefeux et ses collaborateurs

21 septembre 2010

Dans le cadre de la fête des ateliers de Chantenay et de l’ouverture de la friche de la MeuseMiséry, le collectif RomEurope de l’agglomération nantaise nous invite, nous les habitants, à partager le pique-nique-barbecue du dimanche 26 septembre 2010, carrière de la Meuse, à Chantenay, à partir de 13 heures. Roms ou non Roms, habitants de Nantes Métropole ou de la planête Mars, amenez un plat ou une grillade, et une boisson (et vos enfants). Plein d’informations, de bonnes idées, de chaleur et même de colère à partager dans ce lieu magnifique [...]
Merci de rediffuser cette invitation auprès de vos ami-e-s.
A très bientôt.

Accès facile en bord de Loire, derrière les vieux murs graffés Lire la suite »


après la manifestation du 4 septembre, agir ici et maintenant

12 septembre 2010

Communiqué de presse du collectif RomEurope de l’agglomération nantaise du samedi 10 septembre 2010

Après la manifestation du 4 septembre, agir ici et maintenant

Le 4 septembre, 10 000 Nantais ont fait savoir que les discours d’incitation à la haine raciale ne sont pas la voix de la France. Ce moment de basculement offre l’opportunité de réorienter localement la politique publique vis à vis des habitants roumains de notre agglomération. En montrant que la politique d’expulsion des terrains squattés produit des effets désastreux, notamment pour les enfants et leur droit à l’éducation et à la santé, nous demandons l’arrêt des expulsions et la réunion immédiate d’une table ronde de tous les acteurs de l’agglomération, habitants roms inclus. Une politique publique mal conduite devient facilement discriminatoire.

Le collectif RomEurope de l’agglomération nantaise a mis au débat en avril 2010 une série de propositions. Elles sont plus que jamais d’actualité et nous vous invitons à en prendre connaissance : http://collectifromeuropenantes.wordpress.com/about/

Enfin, par un retour sur d’autres migrations récentes, comme celle des Portugais, nous montrons combien la « question rom » est une fabrication de propagande et que la population roumaine de culture rom est en réalité très peu nombreuse. En 1968, les 15 000 Roms présents aujourd’hui en France auraient tenu dans le seul bidonville portugais de Champigny-sur-Marne, dans un seul terrain, une seule commune ! Il n’y a pas de « question rom », il n’y a que des politiques urbaines et sociales. Lire la suite »


contre le fichage biométrique des citoyens roms

31 août 2010

Le collectif RomEurope de l’agglomération nantaise s’associe et rediffuse localement le communiqué national de plusieurs associations [GISTI, IRIS et LDH] contre la création du fichier OSCAR, fichier biométrique dédié au contrôle des habitants roms, via le prétexte de l’aide au retour dite volontaire, et destiné à terme à priver de mobilité certains citoyens européens. Les habitants roms servent ici de cobayes pour un contrôle qui sera ensuite généralisé aux autres catégories d’étrangers.

Fichage biométrique des Roms : l’annulation du fichier Oscar par le Conseil d’État devient urgente. Lire la suite »


quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage / 11 août 2010

11 août 2010

Communiqué de presse du collectif RomEurope de l’agglomération nantaise du mercredi 11 août 2010

Le contexte d’une menace exceptionnelle contre les habitants roms de l’agglomération nantaise, portant gravement atteinte aux libertés publiques de tous, impose une réaction collective.
Nous appelons à nouveau l’ensemble des acteurs publics à veiller et faire veiller au respect strict des lois et des procédures, et, à ne pas se laisser embarquer dans un unanimisme et un activisme anti-rom qui n’existent que dans l’imaginaire sarkozyste.
Dans notre agglomération, l’action des collectivités est déjà largement tournée contre les habitants roms.

Il n’y ni légalité, ni légitimité à priver certains habitants de leurs droits civiques.

Vous trouverez ci-joint notre communiqué détaillé, qui revient sur la mythologie raciste du gouvernement et les nombreuses illégalités, dont sont déjà victimes, localement, les habitants roms.

Pensez aussi à signer la pétition du collectif pour l’ouverture d’une table-ronde au sein de notre métropole. Lire la suite »


communiqué de presse du samedi 31 juillet 2010

31 juillet 2010

Communiqué de presse du collectif RomEurope de l’agglomération nantaise du samedi 31 juillet 2010
romeurope.nantes@gmail.com

http://collectifromeuropenantes.wordpress.com

À propos des annonces anti-roms et anti-gens du voyage

communique-romeurope-nantes-31-juillet-2010-def

Entre 2004 et 2007, l’actuel Président de la République, alors président du Conseil général des Hauts-de-Seine, n’a jamais réuni la commission départementale pour l’accueil des gens du voyage. On a les illégalités qu’on peut. Aujourd’hui, à la suite d’un fait divers tragique, le locataire de l’Élysée lance une grande campagne de dénigrement et d’incitation à la haine raciale contre les gens du voyage, citoyens français, et les migrants roms, citoyens européens pour la plupart. Hommes à la mémoire courte, le locataire et ses ministres semblent tout mélanger, ne rien savoir de la réalité du terrain et reprennent les thématiques usées des années 30 – la minorité asociale et délinquante, l’enfermement dans la gesticulation policière qui se substitue à toute autre action publique.

Aujourd’hui, sur le terrain, dans l’agglomération nantaise, trois exemples

À Bouguenais, derrière un mur anti-bruit de la voie rapide, au fond d’une voie sans issue, un petit terrain en friche, propriété du Conseil général, une quarantaine Lire la suite »


conférence de presse du 16 juillet 2010

26 juillet 2010

Invitation à la conférence de presse du collectif RomEurope de l’agglomération nantaise du vendredi 16 juillet 2010
romeurope.nantes@gmail.com

conference-de-presse-romeurope-nantes-16-juillet-2010


Pendant l’été,
et après le forum mondial des droits de l’homme,
« la chasse aux Roms » est ouverte
[attention, valable sur certaines communes uniquement]

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communiqué de presse, 31 mai 2010, collectif RomEurope de l’agglomération nantaise

21 juillet 2010

communiqué de presse, 31 mai  2010, collectif RomEurope de l’agglomération nantaise
Le collectif RomEurope de l’agglomération nantaise dénonce la chasse aux Roms

communique-romeurope-nantes-mai2010

Depuis notre rencontre du 14 avril 2010 avec le préfet, et en dépit de cette apparente ouverture, nous constatons, dans l’agglomér ation nantaise, l’accélération des expulsions et une escalade de la tension : gonflements des chiffres, procédures d’expulsion des terrains accélérées, voire irrégulières, manquements à la parole donnée, menaces pénales et expulsions du territoire français en cours  (OQTF),  menaces de destruction des caravanes,  pressions policières sur les familles et les militants du collectif,  “éloignement” sous escorte policière des familles roms vers les communes  limitrophes,  puis, aujourd’hui, au delà des limites de l’agglomération.
C’est un véritable harcèlement des habitants roms qui est actuellement organisé dans l’agglomération nantaise. Lire la suite »


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