désinsertion et dilapidation de l’argent public

La politique de désinsertion des habitants roms nantais menée par les collectivités et l’État se fonde sur un recours constant et quelquefois massif aux forces de l’ordre (police municipale pour les communes qui s’en sont dotées, police nationale et gendarmerie), sur les personnels des collectivités et sur des prestations de services extérieures (cabinets d’huissiers et d’avocats, fourrières privées, entreprises de BTP pour labourer ou remblayer les friches afin de les rendre inaccessibles).
Il est difficile de calculer le coût de cet activisme de l’expulsion répétée sans fin et que certains appellent la fabrique de revenants.
Combien coûte (directement dans les budgets publics) la politique de désinsertion des habitants roms ?
Exercice de calcul.
En regardant les images ci-dessous (expulsion-spectacle du bas Chantenay et des anciens abattoirs de Rezé en octobre 2009 et février 2010), chacun peut imaginer le coût des milliers d’heure-policier, de milliers d’heure-juriste, d’heure-cadre (responsables des collectivités, de la préfecture), d’heure-technicien (personnel ville ou Nantes Métropole), d’heure-prestataire (conducteur d’engins et même ponctuellement d’un hélicoptère).
Combien de dizaine de milliers d’euros a coûté chacune de ces expulsions aux budgets publics ?
(et toutes les autres, plus discrètes et moins police-spectacle)
On se demande alors si une politique de développement économe et raisonnablement conduite avec les habitants ne serait pas une idée de bon sens.

un reportage photo sur l’expulsion des abattoirs de Rezé

des photos de l’expulsion de Rezé et de Chantenay

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