éditorial août 2010, une pétition pour une table-ronde immédiate

Pendant l’été, les expulsions des habitants roms continuent.
Déni de la qualité d’habitants qui ne peut fonder aucune politique de développement et qui s’oppose en tous points à la politique d’inclusion des Roms menée par l’Union Européenne.
Tandis que l’État sarkoziste, en pleine débandade morale et instrumentalisation policière, racialise, amalgame, dénigre, menace et promet d’éradiquer les campements illégaux.
Ici.
Expulsions.
Rezé, Carquefou, Bouguenais.
Expulsions en série.
Nantes a fait le vide au printemps, envoyant sous escorte policière ses habitants roms vers les communes voisines.
Expulsions ordinaires ou moins ordinaires.
En ce moment, la ville de Saint-Herblain s’illustre par un ensemble de pratiques, où la menace pénale, l’intimidation policière, la confusion entretenue entre  roms et gens du voyage (aux dépens des deux groupes) et la criminalisation des habitants roms font craindre une radicalisation de l’action publique encore jamais atteinte, une dégradation supplémentaire de la vie quotidienne des familles et montrent la régression politique à l’œuvre dans certains exécutifs de l’agglomération.

Contre cette politique, nous vous demandons de prendre connaissance et de signer notre pétition ouverte lors du forum mondial des droits de l’homme, fin juin, où nos visiteurs étrangers ont pu mesurer l’égard entre le discours extérieur de Nantes Métropole et la réalité des pratiques concrètes, suscitant perplexité et malaise.
Envoyez votre signature (prénom, nom, ville) par mail à romeurope.nantes@gmail.com
pétition-forum-juin-2010

Juin 2010, pendant le forum mondial des droits de l’homme, à quelques kilomètres de la Cité des Congrès de Nantes, les expulsions des habitants roms nantais s’accélèrent […] Habitants instruits de la situation des familles roms roumaines (700 personnes, dont une majorité d’enfants) en errance forcée sur le territoire de l’agglomération nantaise, nous demandons que ces expulsions « nues », sans aucune solution de relogement, cessent. La politique du bidonville et de l’huissier n’est pas une politique de développement, elle en est l’exact opposé. Par ses conséquences dégradantes de toutes sortes, elle produit des effets délétères sur la vie quotidienne des familles et le développement normal de plusieurs centaines d’enfants nantais, comme sur l’ensemble de la vie locale et sur l’action même des collectivités. Nous demandons la tenue immédiate d’une table-ronde réunissant des représentants des familles roms, les associations, les mairies et Nantes Métropole, la Préfecture, les Conseils général et régional, le Rectorat, pour élaborer une politique innovante et économe, conforme aux valeurs qui sont les nôtres à Nantes.

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