Communiqué de presse : Non à une politique nocive de désintégration sociale


La politique à  l’égard des Roms dans Nantes Métropole continue : au tribunal, au commissariat de police, dans les déclarations inquiétantes de certains élus.

Le 14 mai dernier, le Collectif Romeurope agglomération nantaise réunissait plus d’une centaine de personnes françaises et roumaines pour travailler sur les pratiques administratives constatées dans l’agglomération et les projets solidaires menés ou envisageables pour l’accès aux droits de ces habitants.

A cette occasion, le Collectif  a constaté que  :

a) les services de l’Etat, mettant en oeuvre la politique xénophobe et discriminatoire du gouvernement, bloquent plus que jamais l’accès au travail des ressortissants roumains et bulgares, les maintenant ainsi dans une misère révoltante.

b) les communes de l’agglomération concernées, sauf exceptions, n’ont, actuellement qu’un seul axe stratégique : « expulser » les habitants roumains précaires hors de leur commune, les expulser vers la Roumanie (alors que notre agglomération affiche comme objectif d’attirer 100 000 nouveaux habitants d’ici 2020!).

c) les mêmes communes refusent de reconnaître comme habitants des citoyens européens présents parfois depuis 2002 dans l’agglomération : refus d’exercer la mission d’élus en visitant les terrains, en tenant ensemble les droits de tous, refus de la protection de l’enfance (qui, si on les comprend bien, ne concerne ni l’échelon communal, ni l’échelon métropolitain), refus d’entendre les associations de riverains solidaires qui sont de plus en plus nombreuses.

d) la réunion du 27 septembre avec Nantes Métropole et le Conseil général de Loire-Atlantique comme la table-ronde élus-Etat-associations du 6 janvier en préfecture peuvent aujourd’hui apparaître comme les souvenirs d’une manipulation : à  un an de la présidentielle, on veut à  nouveau se débarrasser de cette « population» malvenue ; la parole publique sur ce dossier n’est pas sincère (et le « tri » de quelques familles dites « intégrables » ne saurait donner le change).

e) certains élus tiennent publiquement et répètent des propos inacceptables, tant sur les Gens du voyage français que sur les habitants roumains. Nous rappelons que l’«anti-tsiganisme» comme incitation à  la discrimination et à  la haine raciale est un délit pénal. Ces élus renvoient une image désastreuse à  leurs homologues des villes roumaines jumelées et détruisent les valeurs européennes de notre agglomération.

Le 4 septembre dernier, nous étions des milliers dans les rues de Nantes, révoltés par les violences et les pratiques racistes dont sont victimes la communauté des Gens du voyage et les ressortissants européens de culture Rom.

Et pourtant rien n’a changé ! Stop à  la discrimination, à  l’exclusion et au racisme !

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise demande :

– la fin des expulsions sans solution de relogement pérenne ;
– l’accès aux droits communs en matière de travail, logement, santé, scolarisation, formation professionnelle.

Le déni d’habitants, le déni de réalité, le déni d’imagination, ça suffit ! Le délit de faciès, ça suffit  !

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