urgence, un toit

31 août 2011

« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». 

Code de l’action sociale et des familles, article L 345-2-2

En pleine période estivale le gouvernement a décidé de mettre en place une réduction de 30% du budget dédié à l’hébergement d’urgence, et ce en continuant de restreindre l’accès aux logements. Cette réduction conduit à la rue des milliers de personnes supplémentaires, dont de nombreuses familles.

Dans le même temps, l’état réduit de 10 à 25 % les budgets des Centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Ce désengagement entraine la fermeture de CHRS et en prive d’autres des moyens d’accompagner les personnes hébergées vers la réinsertion.

Déjà aujourd’hui, près de 700 000 personnes sont sans domicile personnel dont plus de 100 000 personnes à la rue. Aux sans abris de longue date, s’ajoute un nombre croissant de travailleurs pauvres.

Or, la rue, c’est le bannissement social et une condamnation à une mort lente en moyenne à l’âge de 45 ans, comme le démontrent de multiples rapports. Lire la suite »


pendant l’été, on expulse le coeur léger

20 juillet 2011

On croit toujours avoir tout vu […]
Toute la bêtise assermentée […]
Un bidon de fiel à la télé [..]
L’adjoint spécial à l’insécurité […]
King-kongs de l’immaturité […]
On se dit mon dieu […]
L’été 2011 ne sera pas la répétition de l’été 2010 […]
Et pourtant voilà que ça recommence […]
Ainsi disait prévert […]
Tartuffe ou incendiaire […]
Content parce que c’est l’été […]
Vive les congés payés […]
Grand responsable expulse le cœur léger […]
Fièrement ou secrètement […]
Aux frais de la collectivité […]
En notre nom tout sanctifié […]
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contre le non et le mal logement et pour le retrait du projet de loi loppsi 2 : rassemblement samedi 18 décembre à 14 h 30 à nantes

17 décembre 2010

Le collectif nantais « Uni-e-s Contre une Immigration Jetable » (UCIJ) et Droit Au Logement 44 (DAL44), avec le soutien du Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise, appelle à une journée nationale de mobilisation contre le non et le mal logement, le samedi 18 décembre – à Nantes, à 14 h Allée Duguay-Trouin, face à l’arrêt de tram Commerce Ligne 1. Le Collectif Romeurope appelle en particulier les habitants et les élus locaux à s’informer du contenu antisocial et des dérives totalitaires de la loi LOPPSI 2, qui suspend les droits des habitants précaires ou expérimentaux – des habitants roms animalisés par le politique aux personnes sans domicile fixe ou encore aux habitants qui expérimentent à la périphérie de la société des habitats écologiques – et les soumet à un arbitraire préfectoral total, qui menace jusqu’aux élus municipaux dans l’exercice de leurs compétences en matière d’urbanisme. Lire la suite »


racisme-s, racisme d’état et racisme anti-rom

11 décembre 2010

Le 11 septembre dernier, se tenait à La Parole errante à Montreuil, un colloque intitulé les Rroms, et qui d’autre ?, auquel participait, entre autres, le philosophe Jacques Rancière. Vous trouverez ci-dessous sa contribution qui permet de replacer la construction de la pseudo « question rom » dans un cadre plus général (de sortir ces habitants de l’exceptionnalisme rom ou anti-rom qui semble caractériser l’approche par les hommes politiques) et de nommer cette façon qu’ont certains élus et cadres de l’action publique d’appuyer leur action hostile sur un prétendu racisme populaire, le racisme comme passion des petites gens, alors que ces mêmes élus et cadres construisent les conditions de développement de nouvelles formes de racisme dans la société, ignorant que les petites gens sont plus divers et plus pragmatiques qu’eux.
Pendant ce temps là, le 4 décembre dernier, les sénateurs ont quand même voté contre le démantèlement de l’Aide médicale d’Etat (AME). Ils sont allés à l’encontre du vote de l’Assemblée nationale du 2 novembre dernier. Dès juillet 2010, plus de 900 organisations, rassemblées au sein du CISS, de la FNARS, de l’ODSE et de l’UNIOPSS, se sont mobilisées pour défendre l’AME qui permet aux étrangers les plus précaires – qui ont moins de 634 euros par mois pour vivre – d’accéder aux soins. Le gouvernement maintient sa position et demande aux députés de revoter le démantèlement de l’AME dans les mêmes termes. Lire la suite »


exclusif : nouvelle expulsion à nantes et table-ronde

26 novembre 2010

La toute dernière expulsion de l’agglomération en exclusivité ici […]

C’était le 13 février 1970, dans Presse-Océan.
Le 15 janvier de la même année, le journaliste Daniel Garnier, ouvrant une grande enquête sur le logement des travailleurs immigrés à Nantes, écrivait dans ce même journal : Rue du M., une vieille maison tombe en ruines. Cinq ou six familles portugaises ont trouvé là un gîte … Comment ? Mystère ! L’autre matin, en sortant de « chez eux », ils découvrent une pancarte « à vendre » Ils n’ont pas été prévenus. Renseignements pris auprès de l’agence, les Portugais ne sont pas à vendre avec. […] Un jour, on apprend que quarante Portugais ont passé la nuit dans un F4 … Que sept Turcs logent dans un bungalow de chantier prévu pour 4 lits (4m x 2). Allez voir du côté des chantiers de la ZUP de Bellevue, ou près de la route de Vannes !

photo : un aperçu du bidonville qui jouxte alors les baraquements du quai Ernest-Renaud à Nantes

photo : les logements sur les chantiers des années 1970, masculinité, isolement, surpeuplement, exploitation

Les habitants roms roumains ne sont donc pas les premiers Nantais à avoir traversé l’épreuve du logement précaire, du bidonville, de l’intégration difficile. Ce ne sont pas les premiers « clandestins » à avoir intégré la métropole nantaise. Dans les année 60 et début 70, la plupart des Portugais entrent clandestinement en France, a salto et avec « passeport de lapin » : sous-qualification et même encore analphabétisme sont de mise, comme fonctionne alors la société portugaise sous la dictature finissante de Salazar.
Les Roms ne sont pas non plus les premiers à avoir provoqué une table ronde organisée par le préfet de Loire-Atlantique.

Des nouvelles de la table-ronde donc !

En mars 1970, le Préfet réunit toutes les parties prenantes lors d’une table-ronde soigneusement préparée : services publics, police, Inspection académique, Aide sociale, foyer Sonacotra, Ville de Nantes, employeurs, associations d’entraide et notamment l’Asprom (futur Gasprom), qui a préparé un rapport et des propositions d’action. Il est notamment suggéré la construction de nouveaux foyers, l’ouverture des HLM à ces nouveaux habitants et on réfléchit aux financements. Progressivement, l’effort public de relogement aboutit à la disparition des taudis, bidonvilles et baraquements de chantier.
Incroyable, ça donc déjà existé à Nantes et personne n’en parle !

[tous ces documents sont extraits de Nantais venus d’ailleurs, histoire des étrangers à Nantes des origines à nos jours, Association Nantes Histoire / Presses Universitaires de Rennes]

Pour finir en musique, Grândola, Vila Morena.
Le 25 avril 1974, la radio portugaise diffuse Grândola vila morena, une chanson révolutionnaire de Zeca Afonso évoquant la liberté, la démocratie et le respect. C’est le signal que se sont donnés les insurgés pour s’emparer des points stratégiques du pouvoir dans le pays. Seize heures plus tard, le régime dictatorial et colonialiste s’effondre. C’est le début de la Révolution des œillets au Portugal.


politique nationale et européenne

26 juillet 2010

Politique nationale vis-à-vis des migrants roms

dans le contexte des déclarations et amalgames racistes au plus haut niveau de l’État, vous trouverez ici deux rapports très sévères à l’égard de de la politique française

les recommandations officielles de la Halde du 26 octobre 2009
Halde 2009 372 Lire la suite »