Nantes Métropole : un petit début de solidarité

28 juin 2017

Si une commune aménage un terrain d’insertion, la métropole financera 30%. Cet habitat transitoire ne résoudra pas la situation des 1.800 Roms recensés dans l’agglo.

2017-06-28 Solidarité métropolitaine - Photo

Après des années de politique de la patate chaude, les vingt-quatre communes et Nantes métropole semblent vouloir s’engager collectivement dans l’accueil et l’insertion des Roms. Archives Ouest France

Article complet : 28juin – Roms – Solidarité métropolitaine


Femmes roms : apprendre le français en chantant

20 juin 2017
OF du 20 juin 2017 - Chant femmes Rom - Photo

Un moment de plaisir pour les femmes roms, en français, en chansons et en musique.© OF

Depuis janvier, avec le musicien Damien Ruche et l’association Action solidaire Orvault, une sensibilisation à la langue française est proposée, à travers des comptines et chansons.

L’initiative

L’association Action solidaire Orvault est née en novembre 2013 avec pour objectif de rencontrer, accompagner et aider des personnes en situation de précarité sur les thèmes du logement, de la scolarisation des enfants, la santé, l’accès à l’emploi.

L’association travaille depuis avec les familles roms installées sur la commune depuis plus de deux ans, soit trente familles réparties dans trois lieux différents, notamment avec les familles (autour de 70 personnes) du bidonville de la Jalière.

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Roms: expulsions en vue à Rezé

18 septembre 2012


Reportage France 3 Pays de la Loire : Rezé les roms lèvent le camp

30 juillet 2012

Installés depuis un peu plus d’un an à Trentemoult, les Roms se sont déplacés quelques centaines de mètres

lien vers la vidéoRezé : les Roms lèvent le camp

Les Roms avaient jusqu’au 31 juillet pour bouger conformément à l’engagement pris.
Une quinzaine de familles occupait, de façon illégale, un terrain appartement au port autonome. Un arrêté d’expulsion avait déposé à la mairie de Rezé.
Les Roms ont préféré partir tranquillement afin d’éviter la méthode.
Mais les caravanes ne sont pas allées bien loin. Elles se sont arrêtées sur le site voisins des anciens abattoirs..

Par Stéphanie Pasgrimaud

lien direct : http://pays-de-la-loire.france3.fr/2012/07/29/reze-les-roms-levent-le-camp-60655.html


Breves/ Le Canard social

30 juillet 2012
Roms du quai Wilson : un délai pour éviter une « désintégration sociale »

L’avocate avait demandé six mois de délai avant l’expulsion, elle en a obtenu quatre. Le tribunal de grande instance de Nantes rendait ce vendredi 27 juillet son jugement dans l’affaire qui oppose deux familles roms, l’une d’origine kosovare et l’autre roumaine, au Grand port maritime, propriétaire du terrain occupé illégalement depuis environ deux ans. Les Roms, installés quai Wilson à Nantes, auront jusqu’au 27 novembre pour quitter les lieux. Dans ses motivations, le juge de l’exécution reconnaît que « l’occupation des deux familles se poursuit sans titre ni droit et ne peut se pérenniser au détriment du propriétaire des lieux ». 

Pour autant, poursuit-il, « les valeurs fondamentales du droit au logement et à la dignité humaine impliquent d’assurer à chacun un logement décent en harmonie avec les principes qui fondent l’égalité républicaine. Dans le cas présent, l’éventualité d’une expulsion immédiate des deux familles concernées en dépit de leur situation précaire et de leur volonté d’intégration triplement illustrée par la demande de titre de séjour, la recherche d’un logement social et la scolarisation des enfants présenterait le risque réel d’une désintégration sociale, porteuse de graves dangers. »

 

 

Roms : Droujba dénonce le silence des maires de l’agglo de Clisson

Face aux conditions de vie précaires dans lesquelles se trouvent les deux familles roms d’origine roumaine qu’elle soutient depuis juin 2011, l’association Droujba déplore le silence des maires de la Communauté de communes de Clisson (44). Ceux-ci ont été sollicités en mai par courrier et interpellés lors de diverses réunions, rapporte l’association qui considère être confrontée à « un manque de respect élémentaire ». « Les maires refusent de rencontrer leurs concitoyens qui les interpellent pour faire face à une situation de détresse exceptionnelle. Composée de bénévoles, Droujba ne peut assumer seule cette problématique et demande un soutien solidaire de la collectivité. »

Pour les militants, l’exemple positif de la famille soutenue par la mairie de Clisson ainsi que les expériences menées dans le département (Indre, La Montagne, Couëron, Sainte-Luce, etc.), montre « l’intérêt d’un investissement des collectivités ». « En attendant, conclut Droujba, l’association appelle tous les citoyens à une solidarité accrue avec ces populations, notamment par le soutien sur le logement ou le travail. Toutes les pistes de logement privé ou de terrain, de travail en entreprise ou chez des particuliers nous intéressent. »


Edito du Canard social : Le changement… pas pour tout le monde !

30 juillet 2012
Le changement…
pas pour tout le monde !

Rarement slogan de campagne présidentielle sera aussi facilement rentré dans le langage courant. « Le changement c’est maintenant », une formule tellement simple, tellement facile à mettre en relation avec les grandes questions de société comme avec les broutilles du quotidien, un bonheur de formule ! Une formule et peut-être rien que ça. C’est ce qui vient à l’esprit quand on regarde de près l’actualité autour des Roms…

Non, rien ne change pour les Roms, même dans une agglo de gauche, même dans l’agglo du Premier-ministre-du-Président-du-changement. Rien ne bouge. Deux ans après le discours de Grenoble, hué par toute la gauche, aucun autre discours fort, global, n’a pris la place. Aucune véritable politique publique à l’égard des Roms n’a été définie !!

Pourtant, quand il était encore simple candidat, l’actuel président de la République l’avait écrit aux associations : « « Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. » (lire notre article). Voyons voir, des solutions alternatives ???? Les familles qui vont quitter, contraintes et forcées, le terrain du Pendule à Rezé, n’en ont pas reçues ! Rien n’a changé de ce point de vue là… Comme avant, les Roms restent et demeurent indésirables. Et comme avant ils continuent de crisper les uns et les autres. En particulier les élus.

Gilles Retière, maire de Rezé, nouveau président de Nantes Métropole, est un de ceux qui ne tergiversent pas. Il a tout fait depuis deux mois pour que ces familles (70 personnes environ) quittent le terrain de sa commune, pour aller où ? Où bon leur semble !

Les Roms ont cet effet là, ils agacent. La question de l’accueil des Roms génère toujours autant de crispations, de passions et de paradoxes. Comme avant, les solutions proposées sont toujours locales, portées par un élu ici et des citoyens là, de plus en plus souvent dans des petites communes. Mais comme avant, il n’y a pas de discours politique, surtout pas de portage politique de la cause des Roms. Si bien qu’à l’échelle d’une agglomération, d’une grande ville, pas de ligne de conduite… Du côté de la justice, les avocats non plus ne se battent pas sur le terrain de la cause, non, besogneux, ils négocient, cherchent à obtenir des délais, 1 mois de plus sur tel terrain, tant de semaines pour une médiation, ou un accord pour éviter l’intervention des forces de l’ordre. Mais à l’arrivée, les familles roms doivent toujours bouger. Les associations de soutien quant à elles, sont souvent débordées par le quotidien, elles parent au plus urgent, elles font de l’humanitaire, et sont envahies par un sentiment d’injustice, et de colère. Et comme personne n’a de véritable réponse, chacun s’énerve, au risque de se caricaturer dans son rôle.

Alors, au bout d’un moment, face à cette inertie, on a juste envie de dire, stop ! Arrêtons l’hypocrisie ! Tout ça, c’est de la politique, alors que les élus, dont c’est le métier, fassent de la politique à propos des Roms ! Plutôt que de continuer à vouloir faire silence, à agir en catimini dans un sens ou dans l’autre. Comme si toute politique à l’égard des Roms était potentiellement à risque.

En 2011 quand il a relogé 3 familles roms qui vivaient alors sur le terrain illégal de Haute Île, Gilles Retière ne voulait pas en parler… Il a fini par accepter les questions du Canard Social, mais au bout d’un temps fou. Trop peur peut-être qu’on lui dise que 3 familles ce n’était pas assez, trop peur sans doute qu’on croit qu’à Rezé, il y avait une issue possible pour tous les Roms de l’agglo.

Là, avec le terrain du Pendule, pas un mot. Le maire de Rezé, n’a jamais voulu répondre à nos questions. Mais Le Canard Social, qui a l’habitude d’être bien informé sur la question de l’accueil des roms, sait pourtant quelle énergie Gilles Retière à mis à convaincre les acteurs que ces familles devaient partir. Au nom de la sécurité, de la tranquillité des riverains, au nom de tout un tas de raisons. Il ne les voulait plus là. Il a réussi. Elles vont partir.

 Cécile Petident

lien direct : http://www.lecanardsocial.com/ArticleFil.aspx?i=922


Revue de presse Saint Herblain et Rezé

2 juillet 2012