un concert choral à l’église d’indre

25 décembre 2010

Jeudi 30 décembre 2010 à Indre, à 20 heures à l’église, la chorale des femmes roms chante Noël.
[suivi d’un pot de l’amitié].


exclusif : nouvelle expulsion à nantes et table-ronde

26 novembre 2010

La toute dernière expulsion de l’agglomération en exclusivité ici […]

C’était le 13 février 1970, dans Presse-Océan.
Le 15 janvier de la même année, le journaliste Daniel Garnier, ouvrant une grande enquête sur le logement des travailleurs immigrés à Nantes, écrivait dans ce même journal : Rue du M., une vieille maison tombe en ruines. Cinq ou six familles portugaises ont trouvé là un gîte … Comment ? Mystère ! L’autre matin, en sortant de « chez eux », ils découvrent une pancarte « à vendre » Ils n’ont pas été prévenus. Renseignements pris auprès de l’agence, les Portugais ne sont pas à vendre avec. […] Un jour, on apprend que quarante Portugais ont passé la nuit dans un F4 … Que sept Turcs logent dans un bungalow de chantier prévu pour 4 lits (4m x 2). Allez voir du côté des chantiers de la ZUP de Bellevue, ou près de la route de Vannes !

photo : un aperçu du bidonville qui jouxte alors les baraquements du quai Ernest-Renaud à Nantes

photo : les logements sur les chantiers des années 1970, masculinité, isolement, surpeuplement, exploitation

Les habitants roms roumains ne sont donc pas les premiers Nantais à avoir traversé l’épreuve du logement précaire, du bidonville, de l’intégration difficile. Ce ne sont pas les premiers « clandestins » à avoir intégré la métropole nantaise. Dans les année 60 et début 70, la plupart des Portugais entrent clandestinement en France, a salto et avec « passeport de lapin » : sous-qualification et même encore analphabétisme sont de mise, comme fonctionne alors la société portugaise sous la dictature finissante de Salazar.
Les Roms ne sont pas non plus les premiers à avoir provoqué une table ronde organisée par le préfet de Loire-Atlantique.

Des nouvelles de la table-ronde donc !

En mars 1970, le Préfet réunit toutes les parties prenantes lors d’une table-ronde soigneusement préparée : services publics, police, Inspection académique, Aide sociale, foyer Sonacotra, Ville de Nantes, employeurs, associations d’entraide et notamment l’Asprom (futur Gasprom), qui a préparé un rapport et des propositions d’action. Il est notamment suggéré la construction de nouveaux foyers, l’ouverture des HLM à ces nouveaux habitants et on réfléchit aux financements. Progressivement, l’effort public de relogement aboutit à la disparition des taudis, bidonvilles et baraquements de chantier.
Incroyable, ça donc déjà existé à Nantes et personne n’en parle !

[tous ces documents sont extraits de Nantais venus d’ailleurs, histoire des étrangers à Nantes des origines à nos jours, Association Nantes Histoire / Presses Universitaires de Rennes]

Pour finir en musique, Grândola, Vila Morena.
Le 25 avril 1974, la radio portugaise diffuse Grândola vila morena, une chanson révolutionnaire de Zeca Afonso évoquant la liberté, la démocratie et le respect. C’est le signal que se sont donnés les insurgés pour s’emparer des points stratégiques du pouvoir dans le pays. Seize heures plus tard, le régime dictatorial et colonialiste s’effondre. C’est le début de la Révolution des œillets au Portugal.


ne pas considérer les roms comme un peuple à part

18 août 2010

Un article du Canard Social, 14 avril 2010
«ne pas considérer les roms comme un peuple à part»

Entretien avec Samuel Delépine, Maître de conférence en géographie sociale à l’Université d’Angers. Enseignant-chercheur à l’IUT Carrières sociales de Cholet, il fait partie du centre de ressources en ligne Urba-Rom. Avec d’autres chercheurs, il souligne les limites de certaines politiques publiques menées en direction des Roms-Tziganes basées sur des stéréotypes. Il prône une approche plus fine des familles sur le terrain, ménage par ménage, pour proposer des réponses plus efficaces. Samuel Delépine est par ailleurs membre du collectif Romeurope.

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paroles d’habitants roms nantais à propos de la vie ici

17 juillet 2010

Paroles d’habitants roms nantais à propos de la vie ici

en français
paroles-habitants-roms-nantais-avril-2010

en roumain
textes-roms-originaux-avril-2010

Comme les doigts d’une main, aucun de nous n’est semblable à l’autre, nous sommes tous différents. Jusqu’à ce jour, la parole des habitants roms de Nantes a été peu répercutée et peu entendue comme une parole légitime d’habitants. Ce document rassemble des textes qui montrent à la fois la diversité (des situations, des points de vue, des sensibilités) des habitants roms de Nantes, leur enracinement dans la vie locale et la place centrale qu’ils et elles donnent à leurs enfants dans leur vie ici, mais aussi le lourd sentiment d’arbitraire, de harcèlement et de négation de leurs qualités propres d’êtres humains – qu’ils nous renvoient en miroir. Lire la suite »