communiqué du collectif romeurope de l’agglomération nantaise, le 10 octobre 2012

9 octobre 2012

Le vendredi 5 octobre, le collectif romeurope de l’agglomération nantaise a rencontré le préfet de LA, chargé localement de la mise en œuvre de la circulaire interministérielle du 26/08/2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites.
En évoquant le contenu de la circulaire et son application à venir, le préfet a présenté de manière longue et détaillée l’argumentaire relatif aux expulsions (« il n’y a aucun moratoire ou suspension des expulsions en LA ») et celui relatif aux étrangers citoyens européens ne pouvant être autonomes et ayant comme unique perspective le retour en Roumanie, dans des termes et une densité que la circulaire ne contient pas.
Le dispositif d’application a été évoqué de manière très succincte : il se met à peine en place et semble à la recherche de ses outils, pourtant longuement détaillés dans la circulaire.

Nous comprenons que, pour l’instant, le nouveau cadre induit par la circulaire et mis en place en Loire-Atlantique est que chaque demande de recours à la force publique dans le cadre d’une expulsion judiciaire entrainera un diagnostic individuel des habitants de ces terrains illégaux. Actarom et Une famille, un toit sont les opérateurs choisis par la Préfecture pour ces diagnostics.
Le contenu de ces diagnostics (trois vont démarrer prochainement, un à Rezé, deux à Nantes) reste flou : proximité à l’emploi, scolarité des enfants, maîtrise du français, etc. – sans plus de précisions
La suite à donner à ces diagnostics reste peu transparente : insertion vers le logement ou renvoi en Roumanie.
De même, dans une expulsion sans recours à la force publique, les familles auront-elles « droit » à une évaluation en vue d’une insertion ?
Le préfet reçoit la semaine prochaine une dizaine de maires des communes où se trouvent des terrains illégaux.
Une plate-forme d’échanges de bonnes pratiques serait envisagée.

Nous relevons une forte distorsion entre le contenu de la circulaire (note-technique-romeurope-nantes-rencontre-prefet-05102012) et la présentation qui nous en a été faite.
Cette distorsion nous inquiète : si la circulaire interministérielle est le produit d’une négociation difficile et arbitrée par le premier ministre, il n’est pas admissible, que localement, cet équilibre soit annulé au profit de certaines des positions (expulsion, retour en Roumanie) ou de la simple reproduction des mêmes paroles et des mêmes décisions.
Si, dans les mois qui viennent, l’application de la circulaire ne produit aucun changement dans la problématique locale et l’amélioration du lien social, c’est qu’elle ne sert à rien et n’est qu’un habillage médiatique.

Nous attirons l’attention sur la bonne application de la circulaire, qui est une rupture avec des pratiques précédentes.
Les diagnostics doivent être liés aux acteurs locaux, mairies en premier lieu, et engagés dans la perspective de l’insertion des habitants.
Un même élu ne peut reprocher à des habitants précaires les conséquences sociales des expulsions, de la désinsertion et de la précarité qu’il a lui même organisées pendant des années.
La population immigrée roumaine de culture rom doit être considérée comme une population ordinaire, précaire mais ordinaire, qui s’inscrit dans l’histoire ordinaire des migrations en France.
Le comportement inadmissible de certains élus aboutit au contraire à produire une exceptionnalité rom et une catégorie problématique d’habitants.

romeurope.nantes[at]gmail.com
https://collectifromeuropenantes.wordpress.com/


rassemblement en urgence ce mercredi 26 septembre, à 18 heures, devant la mairie de rezé

24 septembre 2012

Communiqué urgent Rezé / Nantes Métropole

Les habitants du terrain du boulevard Schoelcher à Rezé
l’association Ame sam et le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise,
la FSU 44
des habitants, enseignants et parents d’élèves de Rezé,
les élus du groupe « Rezé, à gauche toute »
appellent à un

RASSEMBLEMENT EN URGENCE DEVANT LA MAIRIE DE REZÉ
ce mercredi 26 septembre à 18 heures

Encore une expulsion à Rezé, trois semaines après la rentrée scolaire,
sur une friche propriété de Nantes Métropole absolument non utilisée !
Septième expulsion des mêmes habitants en 3 ans !

Non à l’expulsion des familles roms du terrain boulevard Schoelcher
Halte au harcèlement juridique et médiatique

Nous demandons
– la reconnaissance des familles comme habitants de Rezé
– l’application du droit commun (scolarité, santé, emploi, logement,…)

Prise de parole des habitants et des associations.
Une soupe sera servie.


Rezé, communiqué de presse de l’association Ame sam du 24 août 2012

24 août 2012

À quelques jours de la rentrée scolaire, les familles roms de Rezé expulsées fin juillet sur demande conjointe de la Ville de Rezé et du Port autonome ont reçu une nouvelle assignation en référé pour le jeudi 30 août.
C’est toujours Gilles Retière, maire de Rezé devenu président de Nantes Métropole, qui demande l’expulsion.

Septième procédure d’expulsion contre les mêmes habitants en deux ans et demi.
Le harcèlement de ce groupe d’habitants présents sur la commune depuis plusieurs années n’a qu’un but, les chasser dans une commune voisine.
Déscolariser les enfants des écoles de Rezé.
Faire place nette.
La suite, c’est pas notre problème.

La mairie de Rezé s’est engagée dans un programme de médiation sanitaire avec Médecins du monde et l’Agence régionale de santé, mais elle ne tient pas ses engagements : elle retire les poubelles et refuse d’installer un branchement d’eau potable.
L’hygiène et la santé des gens, c’est pas notre problème.

Les habitants ont manifesté devant la mairie le lundi 24 juillet.
Faudra-t-il qu’ils viennent y camper pour qu’on les voie ?
La ville de Rezé cumule des dizaines et des dizaines de procédures d’expulsion depuis plusieurs années contre les mêmes personnes.
Des tonnes de terre et d’enrochements.
La désinformation dans le magazine municipal.
Le bon sens, c’est pas notre problème.

La Commission européenne a remis sous surveillance la France pour ces expulsions incessantes et absurdes.
Les promesses du candidat Hollande se sont évanouies.
L’été 2012 rejoue l’été 2010 : on expulse à dix jours de la rentrée scolaire.
C’est pas notre problème.
Quelle est la nouvelle position de Nantes Métropole ?
C’est pas notre problème.
Il n’y a ni humanité, ni fermeté dans l’accumulation de centaines de procédures d’expulsion contre les mêmes habitants précaires depuis dix ans dans l’agglomération nantaise.
Il n’y a rien.

Au vu des dernières décisions gouvernementales, ne serait-il pas temps pour Nantes Métropole d’envisager une nouvelle attitude : accepter une médiation judiciaire ?

le vendredi 24 août 2012 à Rezé.


Deux ans après le discours de Grenoble : A quand le changement ?

2 août 2012
Collectif  National Droits de l’Homme Romeurope
ABCR (Association Biterroise Contre le Racisme) – ALPIL (Action pour l’insertion sociale par le logement) – AMPIL (Action Méditerranéenne Pour l’Insertion sociale par le Logement) – ASAV (Association pour l’accueil des voyageurs) – ASEFRR(Association de Solidarité en Essonne avec les  familles roumaines et rroms) – Association Solidarité Roms de Saint-Etienne – CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement)  – LA CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués)  – CLASSES (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien des Enfants des Squat) – FNASAT-Gens du voyage – Habitat-Cité –  Hors la Rue – LDH (Ligue des Droits de l’Homme) –MDM (Médecins du Monde) – Mouvement catholique des gens du voyage – MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) – ROMAQUITAINE – Rencontres tsiganes – RomActions – Romeurope 94 – Secours catholique (Caritas France) – SICHEM (Service de Coopération Humanitaire pour les Etrangers et les Migrants) – Une famille un toit 44 – URAVIF (Union régionale des associations pour la promotion et la reconnaissance des droits des Tsiganes et des Gens du voyage d’Ile-de-France)  Et le Comité de soutien de Montreuil, le Comité de soutien 92 Sud, le Collectif nantais Romeurope, le Collectif de soutien aux familles rroms de Roumanie, le Collectif Rroms des associations de l’agglomération lyonnaise, le Collectif Romyvelines, le Collectif de soutien aux familles roms de l’agglomération orléanaise, le Collectif des sans-papiers de Melun, le Collectif solidarité Roms et gens du voyage du Nord.

 

Paris, le 31 juillet 2012

Deux ans après le discours de Grenoble :
A quand le changement ?

« Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. Onne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. Cela les conduit à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. »

C’est en ces termes que le Président de la République, François Hollande, alors candidat à l’élection présidentielle, s’était exprimé le 27 mars 2012 lorsque Romeurope l’avait interpellé sur la situation des Roms en France. Cependant, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, annonce la poursuite du « démantèlement de campements », tout en reconnaissant que ce n’est pas une réponse satisfaisante. Les engagements de François Hollande avaient fondé de grands espoirs au sein de l’ensemble des associations et des intéressés eux-mêmes qui attendaient un vrai changement de politique.

Partout en France les évacuations des lieux de vie se poursuivent, comme à Aix en Provence, à Saint Etienne, à la Tronche… sans solutions alternatives, abandonnant à nouveau des hommes, des femmes et des enfants à la rue, dans une précarité toujours plus grande. Ces pratiques actuelles ne sont conformes en rien aux engagements du Président de la République d’un changement de politique plus respectueuse des droits de l’Homme et de la dignité.

Des solutions sont possibles, des expérimentations sont déjà menées par des collectivités territoriales et des associations, et plusieurs sont volontaires pour travailler à des réponses durables et efficaces. Elles n’attendent plus que le soutien de l’Etat.

Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope et la FNARS demandent donc au gouvernement :
– l’arrêt de toute évacuation de lieux de vie sans proposition d’hébergement ou de
relogement avec un traitement individualisé des situations,
– l’accès effectif au droit commun : droit à la protection sociale, droit à l’éducation,
accès aux soins, et à la protection de la santé.
– la levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail et à la formation professionnelle des ressortissants roumains et bulgares de manière discriminatoire (comme vient de le décider l’Irlande). L’accès à un emploi et à la formation professionnelle sont la première des conditions nécessaires à l’intégration de ces ressortissants européens.

Contacts presse :
Lola Schulmann, CNDH Romeurope : 06 35 52 85 46
Stéphane Delaunay, FNARS : 01 48 01 82 32 / 06 18 88 13 30
Céline Figuière, FNARS : 01 48 01 82 06

lien direct vers le pdf : Communiqué de presse ROMEUROPE FNARS

manifestation devant la mairie de rezé, mardi 24 juillet à 15 heures

22 juillet 2012

Rezé, juillet 2012 : l’autruche, le bidonville et le tribunal

Appel à manifester devant la mairie de Rezé, mardi 24 juillet à 15 heures

Paroles des habitants roumains roms du Pendule « en instance d’expulsion »
On n’en peut plus d’être expulsés sans cesse …
Nous ne demandons qu’un petit bout de terrain pour survivre …
Nos enfants vont à l’école à Rezé …
Nous avons le droit de vivre ! …
Nous vivons à Rezé depuis quatre ans …
Droits de l’homme : c’est combien ? …

À Rezé, 6ème expulsion du même groupe d’habitants depuis 2009.

Jusqu’à quand continuera cette politique absurde ?

Des solutions simples, peu coûteuses, existent, elles sont expérimentées dans diverses communes de l’agglomération.
François Hollande, candidat, le disait de cette façon :
« Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. »
C’est pour parler de ces solutions alternatives que les familles demandent ce mardi un rendez-vous en urgence à la Mairie.
Elles doivent partir avant le 31 juillet.

association Ame sam
ame.sam.reze@gmail.com


Romeurope demande au Premier Ministre de rompre avec le passé

14 juillet 2012
Collectif National Droits de l’Homme Romeurope
ABCR (Association Biterroise Contre le Racisme) – ALPIL (Action pour l’insertion sociale par le logement) – AMPIL (Action Méditerranéenne Pour l’Insertion sociale par le Logement) – ASAV (Association pour l’accueil des voyageurs) – ASEFRR(Association de Solidarité en Essonne avec les  familles roumaines et rroms) – Association Solidarité Roms de Saint-Etienne – CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique Contre la Faim et pour  le Développement)  – LA CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués)  – CLASSES (Collectif  Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien des Enfants des Squat) – FNASAT-Gens du voyage – Habitat-Cité –  Hors la Rue – LDH (Ligue des Droits de l’Homme) –MDM (Médecins du Monde) – Mouvement catholique des gens du voyage – MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) – ROMAQUITAINE – Rencontres tsiganes – RomActions – Romeurope 94 – Secours catholique (Caritas France) – SICHEM (Service de Coopération Humanitaire pour les Etrangers et les Migrants) – Une famille un toit 44 – URAVIF (Union régionale des associations pour la
promotion et la reconnaissance des droits des Tsiganes et des Gens du voyage d’Ile-de-France)
Et le Comité de soutien de Montreuil, le Comité de soutien 92 Sud, le Collectif nantais Romeurope, le Collectif de soutien aux familles rroms de Roumanie, le Collectif Rroms des associations de l’agglomération lyonnaise, le Collectif Romyvelines, le Collectif de soutien aux familles roms de l’agglomération orléanaise, le Collectif des sans-papiers de Melun, le Collectif
solidarité Roms et gens du voyage du Nord.

 

Romeurope demande au Premier Ministre de rompre avec le passé  
 
La situation des Roms roumains et bulgares en France demeure extrêmement préoccupante : évacuations à répétition des lieux de vie, expulsions du territoire, entraves dans l’accès au droit commun (scolarisation, santé, protection sociale…), difficulté voire impossibilité effective d’accéder à l’emploi salarié, stigmatisation. Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope a saisi le Premier Ministre, Jean Marc Ayrault sur la situation inchangée des Roms migrants présents en France.

Aujourd’hui encore, dans de nombreuses villes, les évacuations des lieux de vie continuent sans solutions alternatives et au mépris du caractère inconditionnel du droit à l’hébergement, mettant des hommes, des femmes et des enfants à la rue, dans une précarité toujours plus grande. Ce constat s’inscrit malheureusement dans la suite de la politique menée de longue date par les pouvoirs publics. A Nantes, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, en Ile-de-France…,  rien n’a changé pour ces familles.

 
La lettre adressée par le Collectif Romeurope au Premier Ministre, rappelle les engagements pris par le candidat François Hollande, le 27 mars dernier, dans un courrier adressé au Collectif : En ce qui concerne la situation des Roms aujourd’hui sur notre territoire, ma préoccupation est aussi la vôtre : la situation de ces femmes, de ces enfants, de ces hommes qui vivent dans des campements insalubres n’est pas acceptable. Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. Cela les
conduit à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. »

 

Le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope demande donc au gouvernement :

– l’arrêt de toute évacuation de lieux de vie sans proposition d’hébergement ou de relogement,

– l’instauration d’un moratoire sur les expulsions du territoire français de ces ressortissants européens,

– l’accès effectif au droit commun : droit à la protection sociale, droit à l’éducation, accès aux soins et à la protection de la santé,

– la levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail français des ressortissants roumains et bulgares, véritable frein à l’insertion de ces citoyens européens.

L’urgence de la situation requiert un positionnement rapide et concerté du gouvernement. C’est pourquoi le Collectif demande également  la mise en place d’un comité interministériel, sous l’autorité du Premier Ministre, permettant un pilotage et une plus grande cohérence de politiques publiques respectueuses à l’égard de ces ressortissants européens.

Contact presse :
Lola Schulmann, Coordinatrice du CNDH Romeurope

 


Communiqué de presse Le collectif nantais Romeurope interpelle le préfet

16 juin 2012

Le 27 mars 2012, le candidat François Hollande écrivait au Collectif National Droits de l’Homme Romeurope qui l’interpellait sur la situation faite aux Roms migrants en France, «  En ce qui concerne la situation des Roms aujourd’hui sur notre territoire, ma préoccupation est aussi la vôtre …Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. Cela les conduit à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. Tant qu’il y aura des populations exclues et discriminées vivant dans les conditions indignes que nous connaissons encore en France, une politique publique d’accompagnement vers le droit commun dans tous les domaines (social, scolaire, logement, santé, travail) est nécessaire. Elle comporte la sensibilisation et la formation des acteurs-dont les élus locaux-la médiation entre ces personnes et les institutions pour que changent les représentations et les pratiques. »

Depuis l’élection présidentielle, 7 terrains (1 à Saint-Herblain, 3 à Orvault, 1 à Nantes, 1 à Ligné, et 1 à Bouguenais) ont été démantelés dont 6 sur le territoire de l’agglomération nantaise, sans qu’aucune solution alternative soit proposée, ni même étudiée.

4 de ces expulsions ont été conduites par les forces de l’ordre, suite à des procédures non contradictoires, sans que les habitants aient reçu ni convocation au tribunal (où ils auraient pu faire valoir leurs raisons, obtenir des délais…) ni papier justifiant l’intervention. Ils ont, nous dit-on, été informés par la police. Mais, comment les familles peuvent elles faire la différence entre le contrôle, parfois le harcèlement, et l’information verbale par la police d’une décision de justice ?

Au cours de ces expulsions, ces familles ont perdu une partie de leurs abris et de leurs biens. Des parcours de santé et la scolarité des enfants ont été interrompus, les personnes ayant dû s’absenter de leur travail (7 personnes étaient au travail à Saint- Julien de Concelles quand la police est venue procéder à l’expulsion du terrain de Nantes, le 22 mai) pour « déménager », ont été menacées d’une fin de contrat.
Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise dénonce la continuité des pratiques d’expulsion sans solution alternative qui laissent ces habitants sans ressources et sans protection  les condamnant, à terme, à la désespérance, voire à la délinquance.

Dans son courrier, le candidat François Hollande, ajoutait : « Je veux réaffirmer la nécessité d’une politique cohérente et concertée entre [l’Union européenne….], le gouvernement, les collectivités locales pour la résorption de habitats indignes et l’accès aux droits et aux services, les associations enfin. Ces dernières dont l’expertise et la capacité opérationnelle sont probantes doivent être pleinement associées aux réflexions et aux concertations visant à l’inclusion sociale des Roms migrants ».

C’est pourquoi, le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise demande dès maintenant à rencontrer toutes les instances, Préfecture, Conseil Régional, Conseil Général, Nantes Métropole, pour que cette politique cohérente et concertée qu’appelait de ses vœux le candidat, aujourd’hui président, soit mise en place