« Affaires sensibles » – Les bidonvilles de Nanterre de 1950 à 1970

20 avril 2018

Un bidonville près de Nanterre à la périphérie de Paris, le 31 octobre 1961. © Getty / Collection Hulton-Deutsch / CORBIS

Une émission du 13 mars sur France Inter, “Affaires sensibles”, consacrée aux bidonvilles de Nanterre de 1950 à 1970.

Essentiellement peuplés par des Algériens jusqu’en 1962 – ces bidonvilles, à l’Ouest de Paris, constituaient la marque visible de la marginalité de leurs habitants.

les dix dernières minutes, à partir de 45’50, Olivier Peyroux évoque la situation actuelle.

Ecouter l’émission

 

Accès à la page du site de l’émission avec des compléments

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Dans les bidonvilles de Nantes: exclusion, errance et un peu d’espoir

16 avril 2018

Un homme transporte une machine à laver alors que les gens quittent un camp de Roms à Ivry-sur-Seine, au sud de Paris, le 18 décembre 2014. © AFP/Joël Saget

Une production de RFI, un grand reportage radiophonique sur les bidonvilles en France et plus particulièrement dans l’agglomération nantaise.

On les croyait éradiqués depuis les années 70. Pourtant, ils sont de nouveau là. La France métropolitaine compte aujourd’hui près de 570 bidonvilles. Environ 16 000 personnes, principalement d’origine roumaine et bulgare, y vivent dans la plus grande pauvreté. Et c’est à Nantes et dans ses banlieues que le nombre d’habitants de ces campements est le plus élevé. Les autorités locales commencent à prendre conscience de l’ampleur du phénomène et cherchent des solutions. Sans s’attendre à des miracles, les associations caritatives, elles, continuent à aider les familles sur le terrain.

http://www.rfi.fr/emission/20180313-france-nantes-bidonvilles-exclusion-errance


Les nouveaux bidonvilles de France

13 avril 2018

Reportage au coeur des « villes invisibles » de l’agglomération nantaise

Alor qu’on les pensait disparus, la France compte encore quelque 570 bidonvilles dans lesquels vivent 16.000 hommes, femmes et enfants, pour la plupart originaires de l’Europe de l’Est. Avec une quarantaine de « campements illicites » recensée à Nantes et dans ses villes périphériques, la Loire-Atlantique est le département français concentrant le plus grand nombre d’habitants en bidonville. En 2017, l’Etat et les 24 communes de l’agglomération nantaise ont convenu de la mise en place d’un programme d’aménagement de terrains salubres destinés à remplacer les bidonvilles. En attendant sa mise en oeuvre, des ONG et des collectifs de riverains s’organisent pour apporter un soutien aux familles.Et les maintenir au contact d’une société qui tend à les oublier. Reportage au coeur de ces villes invisibles.


Orvault – Conseil communal des jeunes

12 avril 2018

Ils ont la tchatche et des idées à revendre. Depuis novembre 2017, deux jeunes Roms sont membres du conseil communal des jeunes d’Orvault, dans la périphérie nantaise. Une belle histoire humaine et citoyenne.

Ils racontent leur participation au CCJ d’Orvault

Ils parlent de leurs conditions de vie

Cliquez sur les images pour visualiser les vidéos.

 

 


Saint-Herblain : les expulsions sans solution empêchent la scolarisation

11 avril 2018

La cartographie schématique des bidonvilles sur le territoire de la commune de Saint-Herblain présente les expulsions ou évacuations à répétition qui ont eu lieu depuis l’été 2016.

L’expulsion signifie la présence des forces de l’ordre, l’évacuation correspond le plus souvent à départ précipité suite à des pressions répétées des forces de l’ordre.

Ce recensement des bidonvilles sur plusieurs années montre que les familles subissent en moyenne 3 à 4 expulsions sans solution par an soit une présence moyenne de 3 à 4 mois d’affilée sur un même terrain. Les familles restent généralement dans l’agglomération après les expulsions.

Conséquences : les enfants qui étaient scolarisés se retrouvent bien souvent très éloignés de leur école d’affectation, ce qui entraîne une déscolarisation systématique pendant plusieurs mois. Les parents éprouvent aussi des difficultés à garder leur emploi et des problèmes de santé, particulièrement pour les personnes âgées, des jeunes enfants et des malades, apparaissent ou s’aggravent.

Historique des expulsions à Saint-Herblain

201803 Saint Herblain – Schéma expulsions – Version PDF


DIHAL – Etat des lieux des bidonvilles en France

10 avril 2018

Logo DIHAL

“Les résultats qui ressortent de cette enquête confirment la baisse tendancielle du nombre personnes vivant dans les campements.

Ainsi, il y a en décembre 2017 environ 14 800 personnes habitant dans les bidonvilles contre près de 16 000 en avril 2017 et presque 20 000 en mars 2015.
Le nombre de sites reste stable (autour de 570), ce qui marque une évolution de la taille des sites vers des campements de plus petite dimension en moyenne.”
La Loire-Atlantique repasse au deuxième rang avec 1751 habitants derrière la Seine Saint Denis (près de 2000 étaient recensés en avril 2017). Notre département “accueille” 12% de la population des bidonvilles de France sur 34 sites (avant l’expulsion de Sainte-Luce).
DIHAL – Recensement bidonvilles – Décembre_2017

Roms : la situation apaisée à Sainte-Luce

9 avril 2018

Les bidonvilles sont vides. Dix familles iront légalement sur un terrain proposé par la commune. Les autres sont parties à Nantes.

Ouest France – 5 mars 2018 – « Roms : la situation apaisée à Sainte-Luce » – Article complet

Mais la situation n’est pas réglée pour autant. Extrait d’un article de Presse Océan :

Sur place, les familles Rom pointent une « expulsion illégale. nous avons essayé de contacter depuis des semaines la préfecture, la mairie et le propriétaire du terrain. Sans succès, explique Mirabella, au camp. La trêve hivernale est  toujours en cours. Et ils ne peuvent pas nous expulser sans diagnostic préalable et sans nous proposer de logement ». La préfecture assure : « Il s’agissait ce matin (le 2 mars NDLR) de mettre en oeuvre des décisions de justice. Les populations concernées ont déjà bénéficié de diagnostics, notamment lors des précédentes occupations illégales. Dans le cadre de la décision de justice, les personnes ne sont pas expulsées des caravanes, mais ce sont les caravanes qui doivent quitter les terrains occupés illégalement. » Une précision qui fait tiquer le collectif Romeurope : « La loi du 27 janvier 2017 a étendu l’application de la trêve hivernale à tous les lieux habités, indépendamment de la manière dont ils le sont : tente, caravane, cabane, etc. » souligne Philippe Barbo, le porte-parole. Et de déplorer « le manque d’anticipation : on tourne en rond. Cette situation, on l’a connue il y a deux ans à Carquefou. Il y a une hypocrisie énorme de toutes les communes et la solidarité de la métropole n’est que de façade. En attendant, les jeunes ne sont pas bien, on va à nouveau casser la solidarité de certains, les démarches de santé et de suivi des personnes. Beaucoup de familles n’ont pu se rendre à leur travail aujourd’hui. Tout cela ralentit la volonté d’insertion.« 

    Presse Océan – 03 mars 2018 – « Des Roms expulsés malgré la trêve » – Article complet