Rassemblement le mardi 9 juin 2015 à 8h00 devant Nantes Métropole, 2 place du Champ de Mars!

3 juin 2015

Nantes Métropole n’entend pas, n’écoute pas, ne veut pas.

Les habitants des bidonvilles ont des droits :
– droit au logement
– droit à la santé
– droit à l’éducation
– droit au travail.

Leurs conditions de vie actuelles sont indignes !

Avec le collectif Romeurope, ils exigent :
– l’arrêt des évacuations sans solution (application de la circulaire)
– la stabilisation des lieux de vie existants avec un accompagnement social
– l’accès à la scolarisation et à la formation
– l’engagement réel des élus pour créer des conditions de vie dignes et humaines (accès à l’eau, aux sanitaires, à l’électricité…)

Il est urgent d’instaurer une véritable politique d’accueil de cette population migrante européenne particulièrement discriminée et d’utiliser les financements européens prévus à cet effet.


Rassemblement le mardi 9 juin 2015 à 8h00
devant Nantes Métropole, 2 place du Champ de Mars


station Tramway : Duchesse Anne Château et traverser le pont
ou arrêt Busway : Cité des Congrès


Invitation à la conférence-débat d’Olivier Peyroux du 11 juin 2015 à 20H00.

27 mai 2015

« Roms, sortir de la catégorisation
délinquants ou victimes »

Débat avec Olivier Peyroux
le jeudi 11 juin 2015 à 20 h
salle de conférence de la médiathèque Jacques Demy

Organisée par le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise,
cette soirée a pour objectifs,

en évitant aussi bien l’angélisme que la stigmatisation,
et en s’appuyant sur les réalités locales,

– de déconstruire certaines idées reçues concernant ces habitants des bidonvilles désignés comme Roms,
– d’aborder les questions de délinquance qui prospèrent avec le pourrissement des situations sur certains terrains, véritables zones de non-droit,

– de replacer les migrations de ces familles dans le contexte de l’évolution des pays d’Europe de l’Est,
– et de proposer des perspectives dans le respect des Droits de l’Homme et des valeurs républicaines.

Olivier Peyroux est sociologue, spécialisé sur les migrations des populations roms et sur la question de la traite des êtres humains qu’il a étudiée en Roumanie et en France.

Il est notamment l’auteur de « Délinquants et Victimes,
la traite des enfants d’Europe de l’Est en France. » Ed.Non Lieu, 2013, préface de Robert Badinter.


Article de Presse.(Ouest France du 11 mai 2015)

13 mai 2015

OF – 11 mai 2015


Tract Droits des Roms Droits de l’Homme

13 mai 2015

Les Droits des Roms ? Les Droits de l’Homme !
« Comme les doigts d’une main, aucun de nous n’est semblable à l’autre, nous sommes tous différents ».
Paroles d’habitants roms nantais, avril 2010
Pas plus que les autres habitants, les familles désignées comme Roms qui vivent, pour la plupart depuis au moins 8 ans, sur l’agglomération nantaise, ne constituent une population homogène.
Ce qui les caractérise d’abord est une particularité géographique. Une partie de ces familles est originaire du sud-ouest de la Roumanie, d’autres de Cluj dans les montagnes au nord-ouest du pays.
Dans la majorité des cas, elles quittent la Roumanie, où elles étaient sédentaires depuis plusieurs générations, pour des raisons économiques : elles n’ont plus de travail et sans travail, elles ne peuvent plus vivre. S’y ajoutent les discriminations et le racisme séculaires à leur égard.
Comme tous les citoyens roumains, les Roms peuvent, depuis 2007, circuler librement en Union Européenne sans visa. Les mesures restrictives pour leur accès au travail ont été levées en fin 2013.
La plupart étaient des ouvriers agricoles. Les terres ayant été rachetées par des gros propriétaires européens qui n’ont pas conservé cette main d’oeuvre, elles se sont retrouvées sans emploi et ne demandent qu’à travailler.
Une autre particularité : la migration est familiale : la Roumanie est à 2 jours et demi de la France en voiture. Les allers-retours fréquents les rendent plus visibles.
Sur l’agglomération nantaise, ces familles connaissent diverses fortunes en matière d’ »accueil ». Faute de mieux, certaines occupent illégalement plusieurs terrains. Elles vivent alors dans un état de précarité absolue, parfois sans eau ni électricité, sous la menace d’expulsions à répétition, sans propositions alternatives ou trop limitées. Et c’est ce « pourrissement » qui génère insalubrité, problèmes de voisinage, déscolarisation, stratégies de survie. C’est une question de pauvreté, d’exclusion, et non d’origine ou de culture.
Si la loi protège la propriété et autorise l’évacuation des occupants sans droit ni titre, elle pose aussi le droit à un habitat digne comme la protection des mineurs et des familles. Les pouvoirs publics ont donc la responsabilité de ne laisser personne à la rue sans proposition de prise en charge et d’accompagnement social.
Quand elles ont eu la chance d’être accueillies par certaines communes, il devient possible de scolariser les enfants, chercher du travail, accéder aux soins et construire un projet de vie.
Des associations citoyennes apportent un soutien pour développer échanges et partage, pour favoriser « le bien vivre ensemble », pour changer le regard porté sur ces populations. Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise, qui les regroupe, a pour objectif de favoriser le respect des droits fondamentaux pour ces personnes et ces groupes : droit au séjour, au travail, à un habitat digne et salubre, à la protection sociale et à la santé, à l’éducation et à la formation. Pour cela, il lutte contre toutes les formes de discriminations et de racisme dont ces personnes sont victimes, tout en visant l’accès au droit commun. Le collectif travaille ainsi à l’intermédiation entre ces populations et les institutions, organismes et collectivités.
Les Droits des plus précaires sont les Droits de tous : les défendre, c’est défendre les Droits de tous.
Collectif Locaux associatifs
4 place de la Manu
44000 Nantes
Agglomération nantaise romeurope.nantes@gmail.com
Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé
– d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI
– d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire
– d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil roms Sainte-Luce, Sol’Rom Saint-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Droujba Clisson, Solida-Roms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise.
– ainsi que de citoyens.
Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.


Invitation Collectif Romeurope 20 mai 2015

13 mai 2015

Les expulsions récentes des bidonvilles Roms de Saint-Herblain dans des conditions déplorables nous démontrent une fois encore, l’incapacité des maires de l’agglomération à apporter une réponse humaine à l’accueil de ces populations.
Ces familles Roms présentes dans l’agglo pour certaines depuis 2008, subissent, à travers de ces expulsions à répétition, l’impossibilité d’améliorer leurs conditions de vie par une scolarisation régulière de leurs enfants, l’accès à l’emploi, aux soins et au logement.
Au refus de réfléchir à la résolution de ces questions, certains élus ajoutent désormais une attitude provocante de rejet de l’autre, s’arrogeant eux-mêmes le droit de faire la police avec des administrés pour repousser toute nouvelle installation sur leur commune, prêchant le vivre ensemble mais pas avec n’importe qui !
A tous ceux qui, comme nous, sont révoltés de voir le traitement réservé à nos amis Roms et qui souhaitent que nos élus :
– acceptent enfin de régler cette situation pour permettre à toutes ces familles de vivre décemment dans le respect des droits de l’homme.
– instaurent une véritable politique d’accueil de cette population migrante européenne particulièrement discriminée
nous demandons de nous rejoindre
le mercredi 20 mai à 18 h 30 à la Manu
(locaux associatifs 4 place de la Manu)
salle du1er étage (près local LDH)
Nous réfléchirons à une action commune publique en direction des élus de la Métropole, que l’on souhaite massive pour faire naître un rapport de force favorable.
Nous comptons sur vous pour faire barrage à ces actions malsaines qui nous font redouter le pire pour l’avenir.
A bientôt.
Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé
– d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI
– d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire
– d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil Roms Ste-Luce, Sol’Rom St-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Droujba Clisson, Solida-Roms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise
– ainsi que de citoyens.
Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.


Présentation Collectif Romeurope.

13 mai 2015

Au plan national comme sur l’agglomération nantaise, l’objectif est de favoriser le respect des droits fondamentaux pour les personnes et les groupes généralement désignés comme Roms, ainsi que leur inscription dans le droit commun. Pour cela, il vise à lutter contre toutes les formes de discriminations et le racisme spécifique dont ces personnes sont victimes dans un contexte de migration.
Le collectif travaille ainsi à l’intermédiation entre ces populations et les institutions, organismes et collectivités.
– Roms, Tsiganes, Gens du voyage, Manouches, Gitans…de qui parle-t-on ?
La variété des appellations reflète la diversité des populations concernées, de leur parcours et aussi des représentations. Parmi les 11 millions de Tsiganes en Europe, on distingue habituellement les Roms à l’Est, les Sintés et Manouches à l’Ouest, les Gitans au Sud.
Les Gens du Voyage (statut administratif) sont français depuis plusieurs générations.
Leur point commun est surtout d’être rejetés par la société dominante.
– Pourquoi les Roms migrent-ils ? Quels sont les motifs de migrations ?
Dans la majorité des cas, les familles quittent la Roumanie, où elles étaient sédentaires depuis plusieurs générations, pour des raisons économiques (manque de travail et disparités de niveau de vie). S’y ajoutent les discriminations et le racisme séculaires à leur égard.
– Quelles sont les problématiques/obstacles/difficultés auxquelles sont confrontées les populations Roms ? Y a-t-il des problématiques spécifiques à ces populations ?
Les groupes accueillis sur certaines communes bénéficient d’une relative sécurité qui permet d’élaborer des projets. Mais les familles qui vivent sur les terrains squattés connaissent une très grande précarité, parfois sans eau ni électricité ni récupération des ordures, sous la menace d’expulsions à répétition, sans propositions alternatives ou trop limitées. Et c’est ce « pourrissement » qui génère insalubrité, problèmes de voisinage, déscolarisation, stratégies de survie.
C’est une question de pauvreté, d’exclusion, et non d’origine ou de culture.
– Pourquoi selon vous, ces populations sont – elles particulièrement stigmatisées ?
Ces familles, qui ne constituent pas une population homogène, font l’objet de très nombreux préjugés, malheureusement souvent relayés par certains médias et politiques. Depuis 2010, l’État multiplie les discours stigmatisants à l’égard de ces citoyens européens au point d’en faire les boucs émissaires d’une politique sécuritaire.
– Quels sont, selon vous, les ingrédients nécessaires/indispensables pour une bonne intégration de ces populations ?
La stabilisation des lieux de vie existants et l’arrêt des évacuations, en l’attente d’autres solutions adaptées d’hébergement, avec un minimum d’équipements et un accompagnement social.
L’accès aux droits fondamentaux : scolarisation, formation, emploi, soins.
Une prise en charge globale des habitants de ces bidonvilles par toutes les institutions concernées avec prise en compte de la parole des familles et une écoute des associations et citoyens composant le collectif Romeurope.
Et surtout une meilleure information pour aller à l’encontre de nombre d’idées reçues négatives et changer le regard porté sur des personnes qui ne demandent, comme d’autres générations d’immigrés, qu’à vivre mieux.
Nous souhaiterions également savoir si Romeurope avait des données chiffrées sur la Population Roms en Pays de la Loire, sa répartition sur la Région et son pays d’origine.
Les personnes désignées comme Roms sont estimées* à environ 1 800 en Loire-Atlantique, dont 1 600 sont réparties en une quarantaine de terrains illégaux, essentiellement situés dans l’agglomération nantaise (plus du tiers habiterait St Herblain), les autres résidant sur des terrains ou dans des logements conventionnés.
Les terrains squattés appartiennent le plus souvent à des propriétaires publics. Ils représentent 10% des campements et 8,5 des personnes recensés sur le territoire français.
Une partie de ces familles est originaire du sud-ouest de la Roumanie, d’autres viennent de Cluj dans les montagnes au nord-ouest du pays.
La proportion de Roms dans la population roumaine en France est globalement la même qu’en Roumanie
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* Chiffres communiqués par la DIHAL dans le cadre du suivi de la mise en oeuvre de la circulaire du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations de démantèlement des campements Illicites).
Présentation extraite de la brochure « DestiNation, Parcours de migrants en Pays de la Loire » éditée par le CID (2014).
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Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé
– d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI
– d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD
– d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil Roms Ste-Luce, Sol’Rom St-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Droujba Clisson, Solida-Roms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise, ADGVC
ainsi que de citoyens.
Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.


Communiqué expulsion Cormerai

13 mai 2015

Un important déploiement de forces de l’ordre ce matin du 29 avril, pour jeter plus de 300 personnes dont 40% d’enfants hors des 2 terrains qu’elles occupaient depuis plusieurs mois, quai Cormerais à Saint-Herblain.
Une fois de plus, le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise dénonce la politique violente et discriminatoire menée par le préfet d’une part, et par Nantes Métropole d’autre part, à l’encontre des migrants, roumains pour la plupart, qui vivent dans de nombreux bidonvilles sur le territoire de l’agglomération nantaise.
Depuis des mois, notre collectif interpelle en vain les autorités pour qu’une table ronde réunissant tous les acteurs se tienne afin de sortir par le haut d’une situation qui maintient des personnes dans une situation d’indignité.
Dernièrement, nous avons écrit à la présidente de Nantes Métropole au sujet du PLUM (Plan Local d’Urbanisme Métropolitain) pour demander que des terrains soient réservés pour ces habitants, afin qu’ils se stabilisent, se sécurisent et puissent construire des projets de vie, ici ou en Roumanie. Aucune réponse.
Un certains nombre de ces personnes travaillent, les enfants sont scolarisés, un suivi sanitaire est assuré. Tout ceci est remis en cause par cette expulsion alors que nous savons tous qu’ils vont rester, juste un peu plus loin, juste ailleurs, et que les progrès vers une insertion seront une fois de plus mis en péril…
C’est pourquoi nous demandons la tenue rapide d’une table ronde avec des élus de l’agglomération nantaise afin que des solutions cohérentes puissent enfin être mises en place


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