Rezé – L’échange culturel passe par mets et musique

14 mai 2018

Ouest France, le 22 avril 2018

Lacrimoara, lorda, Violeta, Cozmina, Anna Maria et Edera ont cuisiné des spécialités roms, pour la restauration des participants

Le festival de culture rom Room à la Rom a investi, hier, le parvis du centre socioculturel du Château. Au programme : chants, musique, jeux, table ronde…
Les mamans ont préparé une appétissante restauration, comprenant pain-mandro, beignets-gogoches et salade de bœuf aux légumes. Au début timides, les femmes Rom se lancent au fil de la conversation. L’atelier chant s’est déroulé sous la voûte des arbres, à l’extérieur, tandis que la grande salle était aménagée pour le concert du soir, avec fauteuils, tapis, coussins.
Les petites filles se transforment en gracieuses danseuses.
Ce dimanche, à 15 h 30, le théâtre de Rezé, rue Guy-Lelan, accueillera un concert humanitaire, offert par un groupe de généreux acharnés de la musique.

« Nous allons avoir deux bonnes heures de chansons grâce au groupe Présence qui soutient notre action, pour briser la glace entre migrants européens et les habitants de Rezé, annonce Yves Madeline, du Comige (Collectif pour les migrants européens). À l’entracte, Rom Suc-car reviendra en live, pour un petit bœuf d’ambiance ! »

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Je m’appelle Amadora, je suis rom, j’ai 12 ans

11 mai 2018

Amadora, 12 ans

Arrivée en France avec sa famille à l’âge de quatre ans, Amadora a vite appris le français et elle le parle parfaitement. Toute petite, elle est devenue l’interprète de tout le campement. Au cours de sa vie, elle croise le chemin de la journaliste du Canard enchainé Dominique Simonnot. Ces deux-là finissent par se lier d’amitié. Une rencontre qui a donné un livre unique sur l’histoire d’une famille Rom en France.

Un reportage de Sophie Simonot à écouter ici : https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/je-m-appelle-amadora-je-suis-rom-j-ai-douze-ans

Bibliographie : Dominique Simonnot, Amadora. Une enfance tzigane, Le Seuil, 2018.

Notes :

« Les expulsions de Roms en augmentation de 12 % en 2017 »Le Monde.fr avec l’AFP, 06 février 2018.

– Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, « Les Essentiels du Rapport sur la lutte contre le racisme 2017 », 22 mars 2018.


Solida-Roms envie l’expérience rezéenne

9 mai 2018

Ouest France, le 13 avril 2018

L’association Solida-Roms a une caravane à l’entrée du camp de la Neustrie, un abri pour faire les devoirs avec les enfants et aider les parents à remplir leurs papiers administratifs

« Entre 25 et 30 familles vivent ici » Une centaine de personnes « dont la moitié sont des enfants ». « Il y a des familles qui vivent là depuis 2013. Ce ne sont pas des voyageurs, ce qu’ils veulent, c’est se stabiliser : avoir un logement, un boulot ».

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Tous les jours, elles voient les familles roms

7 mai 2018

Ouest France, le 23 avril 2018

Pause discussion chez une mère de cinq enfants, installée depuis six mois sur le terrain de basse-île. Anne-Laure Brizé et Camille Blotteau sont reçues chaleureusement

C’est un duo féminin qui mène le travail d’accompagnement social et la gestion des deux terrains ouverts par la Ville. Rencontre à Basse-île avec Anne-Laure Brizé et Camille Blotteau.

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Derrière le muguet, les petites mains roumaines du maraîchage nantais

4 mai 2018

Contrairement aux idées reçues, de nombreux habitants des bidonvilles de l’agglomération nantaise travaillent. Où cela ? Là où l’on veut bien d’eux… C’est le cas chez les maraîchers, où ils sont devenus indispensables à la cueillette du muguet ou des radis.

llustration: Jean-Paul Van der Elst

Le 1er mai. Pour les uns, le jour de la fête du travail où l’on offre du muguet et l’on défile clochettes blanches à la boutonnière. Pour d’autres la fin d’une période ayant véritablement rimé avec travail. Tout particulièrement autour de Nantes, où sont produits 85 % du muguet français. 60 millions de brins qu’il faut cueillir, conditionner et envoyer dans toute la France avant qu’ils ne jaunissent et ne se fanent. 60 millions de brins dont la cueillette nécessite 7 000 paires de bras de saisonniers, difficiles à recruter et parmi lesquels on retrouve de plus en plus de migrants roumains, souvent d’origine rom, habitant les nombreux bidonvilles de l’agglomération nantaise

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NB Découvrez pourquoi cet article est payant : Médiacités, l’investigation sans concession

 


« Affaires sensibles » – Les bidonvilles de Nanterre de 1950 à 1970

20 avril 2018

Un bidonville près de Nanterre à la périphérie de Paris, le 31 octobre 1961. © Getty / Collection Hulton-Deutsch / CORBIS

Une émission du 13 mars sur France Inter, “Affaires sensibles”, consacrée aux bidonvilles de Nanterre de 1950 à 1970.

Essentiellement peuplés par des Algériens jusqu’en 1962 – ces bidonvilles, à l’Ouest de Paris, constituaient la marque visible de la marginalité de leurs habitants.

les dix dernières minutes, à partir de 45’50, Olivier Peyroux évoque la situation actuelle.

Ecouter l’émission

 

Accès à la page du site de l’émission avec des compléments


Dans les bidonvilles de Nantes: exclusion, errance et un peu d’espoir

16 avril 2018

Un homme transporte une machine à laver alors que les gens quittent un camp de Roms à Ivry-sur-Seine, au sud de Paris, le 18 décembre 2014. © AFP/Joël Saget

Une production de RFI, un grand reportage radiophonique sur les bidonvilles en France et plus particulièrement dans l’agglomération nantaise.

On les croyait éradiqués depuis les années 70. Pourtant, ils sont de nouveau là. La France métropolitaine compte aujourd’hui près de 570 bidonvilles. Environ 16 000 personnes, principalement d’origine roumaine et bulgare, y vivent dans la plus grande pauvreté. Et c’est à Nantes et dans ses banlieues que le nombre d’habitants de ces campements est le plus élevé. Les autorités locales commencent à prendre conscience de l’ampleur du phénomène et cherchent des solutions. Sans s’attendre à des miracles, les associations caritatives, elles, continuent à aider les familles sur le terrain.

http://www.rfi.fr/emission/20180313-france-nantes-bidonvilles-exclusion-errance