L’année où Rezé a mis fin aux bidonvilles

22 janvier 2018

Billet d’une journaliste d’Ouest-France :

« 2017, c’était ça : la municipalité de Rezé et ses habitants ont donné des conditions de vie décentes aux familles roms vivant depuis plusieurs années dans la ville »

Article complet :  OF 2018-01-09 Rezé

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Samedi 20 janvier 2018 à 14h30 place Royale

11 janvier 2018

« D’ici la fin de l’année, je ne veux plus personne dans les rues » Emmanuel Macron le 27 juillet 2017 à Orléans

Aujourd’hui à Nantes et son agglomération :

23 morts de la rue en 2016 (région pays de la Loire)

300 Mineurs Non Accompagnés à la rue, en squat ou en hébergement solidaire faute de solutions

1 974 personnes vivent en bidonvilles

4 200 personnes sans domicile ont fait une demande d’hébergement d’urgence en 2016 dans le
département de Loire-Atlantique, le 115 ne disposant que de 25 places par jour

60 000 appels sont décrochés par an par le 115, qui apporte 70% de réponses négatives

 

Lettre ouverte : « Plus personne à la rue »

 


Rezé – Les 30 familles roms sont installées pour de bon

10 janvier 2018

Source : Ouest France daté du 8 décembre 2017

Rezé – Les deux camps de Roms ouverts par la Ville, près d’Atout sud et au Vert-Prand, accueillent 126 personnes. Une première dans la métropole de Nantes, mais sera-t-elle suivie ?

Rosmina et ses deux enfants, sourires aux lèvres malgré la pluie de ce jeudi

« Tant pis si cela ne plaît pas à tout le monde, mais notre Ville est fière d’avoir fermé deux bidonvilles indignes. pour ouvrir deux terrains aménagés »

insiste le maire PS de Rezé, Gérard Allard. Qui rappelle que le conseil municipal a voté, à l’unanimité, « oui » à ce plan, le 24 juin.

Ce jeudi matin, sous une pluie battante, les élus et les techniciens de la municipalité visitent le terrain du Vert Praud, au sud de Rezé, non loin du périphérique. Un cap de 2.000 m2, qui abrite dix emplacements, pour autant de familles. « Ici, on a de quoi se laver et aller aux toilettes, c’est un grand progrès », se réjouit Rosmina, mère de la famille.

« Il manque six caravanes »

L’autre terrain, situé rue Abbé-Grégoire près d’Atout sud, est deux fois plus grand : 4.000 m2, vingt emplacements.

« Au total, 126 personnes vivent désormais dans des conditions décentes », explique la municipalité. Le 17 octobre, tout c’est passé en une journée : déménagement et fermeture des bidonvilles de Trentemoult et de Basse-Ile, où les caravanes pourries ont été écrasées par des bulldozers.

Les caravanes que les trente familles occupent aujourd’hui ne sont pas neuves, mais dans un état décent. C’est l’association Comige (Collectif pour les migrants européens), créée il y a quelques mois, qui a « collecté » ces caravanes.

« ll en manque encore une demi-douzaine pour que les familles ne soient pas obligées de dormir là où elles font la cuisine », résume Yves Madeline, président de ce comité Comige.

Rusmina confirme, avec le sourire. « Avec mon mari et les deux enfants., on est quatre dans la caravane, c’est petit ». Heureusement, il y a aussi les auvents, mais l’hiver approche.

« Favoriser le dialogue »

Ce jeudi matin, peu de monde dans le camp du Vert-Praud. Les enfants sont à l’école, c’est l’une des conditions fixées par la Ville. Les maris, eux, sont aussi absents. »La moitié d’entre eux a du travail plus ou moins régulier, et les autres doivent en chercher » poursuit Yves Madeline.
Ionica, une femme de 24 ans, s’est inscrite .à Pôle emploi. Elle est volontaire, elle aussi. »Peul-être que l’arrivée du Marche de gros. tout près d’ici, dans un an, offrira de nouvelles possibilités d’emploi », espère le maire.

Ionella, 22 ans, est heureuse. Son petit garçon de deux ans dort, et sa fille Diana, six ans, est a l’école du Chaîne Creux. ce matin. Cohérente, la municipalité de Rezé a mis les moyens : une empIoyée municipale.

Anne-Laure Brisé passe chaque jour . »Un conseil de vie scolaire fonctionne sur chaque terrain, les relations avecles riverains sont apaisées », constate-t-elle.

La métropole, où résident environ 1.600 Roms, un chiffre stabilisé, regarde devant avec intérêt l’expérience rezéenne. Une fête d’inauguration, avec des Rezéens, au printemps, serait une belle occasion »de favoriser le dialogue interculturel. » Ionica, Ionella et Rosmina ne semblent attendre que cela.

Michel TANNEAU


Rezé – Les Roms de Nantes en photo

9 janvier 2018

Source : Ouest France daté du 8 janvier 2018

Rosmina et ses deux enfants dans la caravane

Du mardi 9 au mercredi 31 janvier, le mardi de 14h00 à 18h00, le mercredi de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 19h00, le samedi de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00. Maison du développement durable, au pied de la médiathèque Diderot, 50, rue du Château-de-Rezé. Entrée libre.

Voyage photographique au coeur de la communauté rom pour combattre les clichés d’une population (trop) stigmatisée. Environ 1.200 personnes sont installées à Nantes et dans sa région, dont 300 vivent dans des camps conventionnés et viabilisés.

Il faut redire que la majorité des Roms vivote à l’intérieur de camps sauvages, dans des conditions extrêmement précaires, sans eau ni électricité. Et la crainte permanente d’une expulsion.


Roms : Joël Casteix (EELV) réagit

7 décembre 2017

Joël Casteix, porte-parole EELV à Bouguenais

L’écologiste Joël Casteix, maire-adjoint de Bouguenais, réagit à l’expulsion récente des familles Rom.

« Pendant encore combien de temps les communes de l’agglomération vont-elles se renvoyer les familles Rom, qui tournent autour de la métropole depuis quelques années ? La préfète a donc décidé de procéder à l’expulsion du camp de Roms, situe au Moulin-Cassé, avant le début de la trêve hivernale. les élus Europe écologie les Verts (EELV) de Bouguenais dénoncent ce manque de préparation par les services de l’Etat, avant l’évacuation.

Pour autant, nous comprenons le ras-le-bol des habitants proches de ce camp, qui ont subi régulièrement des vols et des violences … les Roms, comme tout citoyen, doivent accepter et respecter les règles et les lois qui régissent notre société, ce n’est pas aux habitants de devoir s’adapter à leur culture et à leur mode de vie. La situation dans ce quartier des Couëts devenait très tendue, il fallait donc trouver une solution. mais l’expulsion est une situation à court terme, qui ne fait que repousser plus loin, et à plus tard, la problématique.

Plutôt que de mettre en place des lois pour permettre aux plus riches de s’enrichir davantage, et plutôt que de supprimer des contrats aidés, le gouvernement serait plus inspiré de donner des moyens aux associations et structures qui accompagnent ces familles errantes. Les communes de l’agglomération ont tout intérêt à prendre les choses réellement en main, pour enfin régler la situation des Roms qui vivent autour de la métropole »

Ouest-France daté du 11 novembre 2017


Les Roms de Rezé dans leur nouvelle vie

11 novembre 2017

Trente familles ont quitté, mi-octobre, les deux bidonvilles locaux, pour s’installer dans deux petits camps plus dignes. les enfants sont scolarisés à Trentemoult.

Jour de bonheur pour les enfants Roms, sur un des nouveaux terrains ouverts par la vile de Rezé

Article complet : OF – Rezé – 18 octobre 2017

 


Bidonvilles en France – Etat des lieux

10 novembre 2017

Un état des lieux des bidonvilles en France a été récemment publié par le journal Le Monde, accompagné d’un reportage utile pour mieux comprendre le vécu de ces familles.

« Dans les années soixante, le bidonville est un espace de transition. Aujourd’hui, c’est un lieu de désintégration. »

Le Monde – 571 Bidonvilles ignorés de tous – 20.10.2017