Coronavirus : dans les 46 bidonvilles de l’agglomération nantaise, l’urgence sanitaire a été gérée… mais après ?

9 mai 2020

2000 roms survivent dans une quarantaine de bidonvilles sur l’agglomération nantaise / © DR Claudine Gueguen

france3-regions.francetvinfo.fr/nantes/coronavirus-46-bidonvilles-agglomeration-nantaise-urgence-sanitaire-ete-geree-apres


Témoignage – L’accès à l’eau dans les bidonvilles

25 avril 2020

L’accès à l’eau dans les bidonvilles existe. La case est cochée dans le formulaire administratif, tout va bien. Voici concrètement ce que signifie cet accès à l’eau pour les principaux intéressés en période de pandémie …


Covid-19 Attestation en roumain

18 avril 2020


Coronavirus. À Nantes, la distribution de colis alimentaires se généralise dans les camps

14 avril 2020

Les bénévoles des restos du coeur ont prévu de fabriquer, lundi, un millier de colis alimentaires pour els distributions dans les camps roms de Nantes et son agglomération. | PHOTO FB

www.ouest-france.fr/coronavirus-a-nantes-la-distribution-de-colis-alimentaires-se-generalise-dans-les-bidonvilles


Le Coronavirus freine l’intégration des Roms

14 avril 2020

la ville de Rezé a aménagé des terrains transitoires, dotés de douches et sanitaires poue les familles Rom vivant en caravanes. Elles ont un délai de deux ans pour s’intégrer, trouver travail et logement. | OUEST FRANCE

www.ouest-france.fr/reze-le-coronavirus-freine-l-integration-des-roms


L’accès à l’eau, un droit essentiel pour lutter contre le COVID-19

11 avril 2020
Manif lundi 6/4 à Lille pour l'accès à l'eau dans tous les bidonvilles - idée et mise en scène de Pierre Tourbier du Collectif solidarité Roms de Lille Métropole

Manif lundi 6/4 à Lille pour l’accès à l’eau dans tous les bidonvilles – idée et mise en scène de Pierre Tourbier du Collectif solidarité Roms de Lille Métropole


Coronavirus. Nantes : mobilisation générale dans les bidonvilles de l’agglomération

6 avril 2020

Un cas de Covid-19 a été recensé dans les 44 camps roms de l’agglomération nantaise, où la promiscuité ne fait pas bon ménage avec les règles de distanciation sociale prônées pour freiner la propagation du coronavirus.

La fracture numérique isole un peu plus les bidonvilles : les associations leur ont fourni des attestations de déplacement et bientôt des kits pédagogiques.

La fracture numérique isole un peu plus les bidonvilles : les associations leur ont fourni des attestations de déplacement et bientôt des kits pédagogiques. Photo archives Presse-Océan – AHD

www.ouest-france.fr/coronavirus-nantes-mobilisation-generale-dans-les-bidonvilles-de-l-agglomeration


Précarité et confinement : à Nantes, l’accès à l’aide alimentaire s’organise

30 mars 2020

Précarité et confinement : à Nantes, l’accès à l’aide alimentaire s’organise


Coronavirus : dans les bidonvilles de Nantes, un confinement en mode débrouille

30 mars 2020

Coronavirus : dans les bidonvilles de Nantes, un confinement en mode débrouille


Sainte-Luce-sur-Loire. Roms : la mairie condamnée

29 mars 2020

La commune est condamnée à verser 2 000 € à chacune des cinq familles roms qui avaient sollicité le tribunal pour obtenir leur attestation de domiciliation.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/sainte-luce-sur-loire-44980/sainte-luce-sur-loire-roms-la-mairie-condamnee-ef1f26b2-6ec2-11ea-b58a-1b529c4a1942


Communiqué Romeurope Nantes – Une expulsion irresponsable

13 mars 2020

Lettre ouverte à Monsieur le Préfet de la Région des Pays de la Loire,
Préfet de la Loire-Atlantique

Monsieur le Préfet,

Les habitants du bidonville situé à Cheviré sont partis sous les menaces policières le mardi 10 mars 2020 puis ont été expulsés par les forces de police le mercredi 11 mars de leur nouveau terrain situé à quelques centaines de mètres. Les 92 caravanes sont désormais en file indienne sur la voie de dégagement, à Bouguenais en direction de Noirmoutier.

80% des familles ont un travail et les enfants sont scolarisés.

Cette nouvelle expulsion nous semble irresponsable dans cette période de pandémie dont le contrôle impérieux passe par les conditions optimales d’hygiène de tous. Ces personnes, qui travaillent dans les entreprises locales, sont du fait de leurs conditions de vie précaires, des personnes vulnérables.

Nous avions déjà été choqués par l’expulsion de familles en juin 2019 sur la commune de Saint-Herblain en pleine épidémie de rougeole (dont nous ne pouvions ignorer les risques) et en pic de canicule. Ces familles roumaines avec bébés et femmes enceintes avaient été jetées à la rue sans eau sous des températures avoisinant les 35°.
Nous constatons aujourd’hui le même inacceptable manque de vigilance sanitaire.

Aussi nous vous demandons d’aider à la stabilisation de ces familles dans des conditions
décentes. Que vos services fassent le nécessaire pour leur accès a l’eau le plus rapidement possible, selon les préconisations de M. Demougeot, responsable du service de Résorption des Bidonvilles au sein de la Délégation Interministérielle à l’hébergement et au Logement (DIHAL).
Cela vaut également pour les autres habitants de l’agglomération, privés d’accès à l’eau.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Préfet, nos sincères salutations,

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise

Le 12 mars 2020

Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé
– d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI
– d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire
– d’associations d’éducation populaire : Ligue de l’Enseignement-FAL 44, CEMEA
– d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil rom Ste-Luce, Sol’Rom St-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms
Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Solida-Roms-Bouguenais, Solidarité Roms
Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise,
Roata Nantes, CFR 295
– d’opérateurs : Une Famille Un Toit, Les Forges
– ainsi que de citoyens.
Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.

Article Ouest France :

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-sur-la-zone-portuaire-un-camp-illegal-en-cours-d-expulsion-6774957


Communiqué Romeurope Nantes – Des incendies évitables

5 février 2020

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A nouveau, ce week-end à Carquefou et hier soir, mardi 4 février 2020 sur l’île de nantes, des caravanes sont parties en fumée et heureusement, sans faire de victime. Rappelons-nous le drame de Vertou, à l’été 2019, où un bébé y a, dans les mêmes circonstances, perdu la vie.

Il ne s’agit pas d’un épisode de plus pour des personnes « en errance », de seulement 8 caravane « bringueballantes » ; il s’agit d’habilitations, d’hommes et de femmes qui pour une grande partie d’entre eux travaillent dans des entreprises locales et cherchent scolarisation et soins pour leur famille …

Dans ce drame, ils auront à nouveau tout perdu, effets personnels, papiers, souvenirs mais aussi, le si peu de sécurité et de répit, un abri même de misère et malgré tout, un toit.

Le fait qu’il n’y ait pas eu de victime ne peut pas nous satisfaire, seulement nous indigner un peu plus de ces situations inhumaines et nous imposer à agir pour que le drame ne se renouvelle pas. Nous notons avec satisfaction que les quatre familles concernées sur l’île de Nantes ont été prises en charge par le 115, mais pas celles de Carquefou ?

Le collectif Romeurope demande :

  • Aux services de l’Etat d’appliquer le droit d’habiter en relogeant ces familles durement touchées ;
  • Aux communes de l’agglomération nantaise et aux autorités compétentes, qui participent au programme MOUS (résorption des bidonvilles), de mettre en place les conditions sécurisées d’accès à l’eau et à l’électricité sur les campements-bidonvilles de l’agglomération.

Au-delà de l’action humaine et de solidarité de relogement, de l’accès à l’eau et à l’électricité, il s’agit également de sécuriser les réseaux, d’assurer un service « public » de qualité pour tout citoyen et toute entreprise sur l’agglomération, d’agir pour un meilleur vivre ensemble.

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé :

  • d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-GISTI
  • d’associations humanitaires : CIMADE, CCFD-Terre Solidaire, Médecins du Monde
  • d’associations d’éducation populaire : Ligue de l’enseignement-FAL 44, CEMEA
  • d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil Roms Sainte Luce, Sol’Roms Saint-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action solidaire Orvault, Droujba Clisson, Solida-Roms Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solida Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité Couëronnaise, Roata, UFUT
  • ainsi que des citoyens.

Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.

Il dispose d’un blog https://collectifromeuropenantes.wordpress.com (on peut s’abonner) et est présent sur les réseaux sociaux Txitter et Facebook(@RomeuropeNantes).

Carte des associations : https://collectifromeuropenantes.wordpress.com/contacts

Site du collectif Romeurope national : http://www.romeurope.org


Municipales 2020 – Résorber les bidonvilles

24 janvier 2020

Municipales 2020 : résorber les bidonvilles


Accueil des Roms à Rezé : l’expérience touche à sa fin

23 janvier 2020

La Ville de Rezé (Loire-Atlantique) a commencé, en fin d’année 2017, une action d’intégration des familles Roms vivant dans la commune. La durée était fixée pour deux ans. L’action est prolongée jusqu’à l’été, indique l’association Comige.

À côté de la Classerie et au bout du nouveau quartier Jaguère, des familles Roms ont posé leurs caravanes. Elles sont expulsables à tout moment.

À côté de la Classerie et au bout du nouveau quartier Jaguère, des familles Roms ont posé leurs caravanes. Elles sont expulsables à tout moment.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/reze-44400/accueil-des-roms-reze-l-experience-touche-sa-fin-6700568


Nantes. Tensions sur l’électricité autour du camp rom

18 novembre 2019

Le camp rom, près de la rue de la Rivière, à Doulon. | OUEST FRANCE

« Cela fait plus de deux ans que ça dure« , soupire Claude Brochoire. Le secrétaire du RACC (Racing athletic-club cheminots)a tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme sur le casse-tête qui se pose à son club de Doulon, à Nantes. En effet, le camp de Roms voisin s’est branché sur son armoire électrique. Ce qui génère des coupures de courant à répétition.

« Depuis une semaine, c’est tous les jours« , explique-t-il. « Nous sommes obligés d’annuler des entraînements de hand, badminton, tennis de table, etc. le billard à dû renoncer à accueillir une compétition. Nous louons aussi une salle pour des fêtes de famille , mais impossible de savoir à l’avance s »il y aura de l’électricité, donc si elle sera utilisable. »

« Misère et indifférence »

Le club, qui compte 1.000 licenciés sportifs et 400 dans les sections culturelles, a alerté plusieurs fois la mairie, notamment par deux courriers de décembre 2018 et octobre 2019. En vain.

Face à ce statu quo, i la décidé de débrancher le courant qui alimente le camp, aujourd’hui. « Cette décision n’est pas dirigée contre les Roms, qui vivent dans la misère et ce dans l’indifférence générale. on les a d’ailleurs prévenus. Mais on veut que les élus prennent leurs responsabilités« , poursuit Claude Brochoire, qui s’inquiète aussi des risques d’électrocution. « Les fils électriques baignent dans l’eau et des enfants jouent ici … « .

les Roms savent bien que leur branchement est illégal et se disent « prêts à payer l’électricité et l’eau« , mais ils voudraient « un terrain adapté » à leur présence, explique un père de famille du camp. Avec donc une alimentation électrique aux normes.

Contactée hier, la Ville n’était pas en mesure de donner d’explications dans l’immédiat.

En août dernier, un incendie s’est déclenché dans la caravane d’un camp de Roms à Vertou, coûtant la vie à un enfant de six-huit mois. or c’est un branchement électrique non sécurisé, via un raccordement sauvage, qui, d’après les premiers éléments de l’enquête, serait à l’origine du drame.

Claire Dubois (Ouest France)


A Vertou, un enfant meurt dans l’incendie d’un camp de roms

19 août 2019

Sur un camp de fortune, où étaient stationnées quelques caravanes, à Vertou, un incendie s’est déclaré ce samedi. Il a coûté la vie à un enfant rom âgé d’un an environ.

Six caravanes et plusieurs voitures ont brûlé. Un très jeune enfant est décédé. | OUEST-FRANC

L’émotion est à son comble, cet après-midi, route de La Fontenelle, à Vertou, dans la banlieue sud de Nantes. Vers 14 h 30, ce samedi 3 août, un incendie s’est déclaré sur le terrain où sont stationnées quelques caravanes. 17 personnes de la communauté Rom habitaient cet ancien site des établissements Mainguy.

Quand les pompiers, arrivés en nombre, ont mis leurs lances en action, le feu, très violent, dévorait déjà des voitures et six caravanes. Les sapeurs-pompiers n’ont malheureusement rien pu faire pour sauver un très jeune enfant, qui a été pris par l’incendie. Âgé d’environ un an, il est décédé.

Les gendarmes sont sur place pour tenter de déterminer l’origine du sinistre, qui reste inconnue à cette heure.

17 personnes habitaient ce lieu, route de La Fontenelle. | OUEST-FRANCE

Un adjoint au maire est aussi sur place. Il assure que la mairie fera le nécessaire pour reloger les occupants du camp, sous le choc.

Des solidarités se manifestent déjà. « Ils n’ont plus rien, plus de vêtements, alors je viens donner des vêtements de mon fils » témoigne une riveraine. Les familles qui vivaient là ont quitté le terrain où le drame s’est noué. De l’autre côté de la rue, elles restent assises dans l’herbe, abasourdies.

 

Article original sur le site d’Ouest France

Une vidéo de Télénantes

Communiqué du collectif Romeurope nantais

Le CNDH Romeurope tente de tenir à jour depuis 2012 un recensement des incendies dans les bidonvilles et squats. A notre connaissance, il y a eu au moins 133 incendies dans des bidonvilles/squats ou vivent des personnes roms ou perçues comme Roms.

Nous avons recensé 13 décès dans un incendie depuis 2013, dont 6 enfants :
– Une femme, 12 mai 2013, Lyon
– Une femme, 12 mai 2013, Lyon
– Un enfant, 12 mai 2013, Lyon
– Melisa, 8 ans, 12 février 2014, Bobigny
– Un homme, 17 mai 2014, Villeneuve d’Ascq
– Un adulte, 1er juin 2015, Bagnolet
– Un  enfant, 1er juin 2015, Bagnolet
– Un enfant, 5 ans, 7 juin 2015, Carrières-sous-Poissy
– David, 5 ans, 8 juin 205, Lille
– Un homme, 27 février 2017, Nice
– Un homme, 9 décembre 2017, Marseille
– Un homme, 50 ans, 31 mars 2019, Toulouse
– Un enfant, 1 an, 2 août 2019, Vertou


Migrants : par 40°, sous des abris de fortune

29 juillet 2019

Presse-Océan, le 23.07.2019 – Antoine Roger et Héloïse Lévêque

La canicule prévue est bien là. Une situation qui rend les migrants de Saint-Herblain et les Roms d’un bidonville de l’île de Nantes encore plus vulnérables.

Ce mardi, près du camp de Roms de l’Ile de Nantes.

Le soleil s’est levé depuis longtemps sur Jeanne-Bernard. Pourtant, la plupart des migrants qui occupent le gymnase herblinois depuis neuf mois s’éveillent à peine. « La chaleur est telle à l’intérieur que je ne peux pas dormir avant 4 h du matin. Je parcours les allées pour profiter des quelques ventilateurs qu’on arrive à brancher, quand ils ne font pas sauter le courant pour la nuit. » Lamine sort des douches où l’intimité a progressé grâce aux cloisons récemment installées par la mairie de Saint-Herblain. Il n’a pas encore chaud mais sait que ça ne va pas durer.

« Rendre les choses plus supportables ».

Fin juin, lors de la première vague de chaleur beaucoup d’habitants ont dormi dans la rue tant il faisait chaud à l’intérieur. Une situation qui risque de se reproduire avec les températures prévues ces jours-ci. « Mais au moins maintenant on peut se rafraîchir dehors », poursuit le Guinéen. La mairie de Saint-Herblain, qui avait distribué 3 000
litres d’eau en bouteilles lors du premier épisode de canicule, vient de poser sept nouveaux robinets à l’extérieur. « Un moindre mal pour rendre les choses plus supportables ».

Mais la situation reste très difficile pour les occupants. Brigitte, bénévole, compte ses troupes. « Je les emmène à la Halte de nuit pour des soins. Beaucoup ont des maux de tête et on est très inquiets pour la propagation des maladies. » Dans le vestiaire réservé aux femmes, on économise chaque mouvement. « On ne peut pas aller à
l’ombre des arbres, il n’y a plus de place », explique Aïcha. « Hier, Cheïla, 3 ans, ne trouvait pas de tente suffisamment abritée pour faire sa sieste. La nuit, on peut être hébergées par le 115, mais chaque matin, à 7 h, il faut retourner au gymnase ».

« À l’intérieur, c’est un four »

Pour les habitants du bidonville caché derrière le Hangar à Bananes, la situation n’est pas meilleure. Il est 17 h, il fait 40°C. Une centaine de Roms qui habitent le camp dénué d’arbres sont allés chercher l’ombre de l’autre côté de la route. « Ici, on n’a pas d’accès à l’eau. Il faut aller jusqu’à la borne des pompiers, à 10 minutes à pied », décrit Gabriel. « Il faut faire plus de 50 allers-retours par jours avec des bidons de 20 l ».

Le camp de fortune, installé sur un terrain de SCNF Mobilités, abrite 24 familles. Plus de 100 personnes, dont deux tiers d’enfants, six bébés et une petite dizaine de femmes enceintes y vivent dans des caravanes. « À l’intérieur, mon thermomètre indique 50 degrés, c’est un four », poursuit Gabriel, 17 ans de vie en France sans connaître la stabilité.


En finir avec les situations inhumaines d’errance et de campements en France

1 juillet 2019

Paris, le 27 juin 2019

Manifeste national des associations et des collectifs citoyens, dont la LDH est signataire

Nous, associations et fédérations accompagnant des personnes en situation de précarité et collectifs citoyens de soutien aux personnes migrantes/exilées, ne cessons de constater et d’alerter sur l’augmentation du nombre de personnes, de femmes, de familles et de mineurs non accompagnés à la rue, vivant en squats, en bidonvilles ou en campements dans des conditions sanitaires et sociales indignes.

C’est pourquoi, nous dénonçons :

  • le manque de volonté politique et de moyens pour respecter le principe d’accueil inconditionnel, socle fondamental de solidarité vis-à-vis des personnes en situation de précarité en France ;
  • le durcissement actuel des conditions d’accès à l’hébergement et aux droits fondamentaux dont sont victimes les familles et les personnes qui demandent protection à la France ou qui fuient des conditions de vie inhumaines.

La dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement des personnes et des familles les plus vulnérables devient une méthode des autorités pour décourager la demande d’asile.

Les personnes sans abri, isolées ou en famille sont victimes de discrimination pour l’accès ou le maintien dans les structures d’hébergement généralistes, à la demande de l’Etat et en violation du principe d’accueil inconditionnel. Le « tri » des personnes qui sollicitent un hébergement se généralise dans le territoire, laissant à la rue et sans soins des familles, parfois avec des enfants malades, comme cela a été récemment dénoncé par les associations à Caen ou Brest.

Malgré l’obligation d’hébergement et d’accompagnement des demandeurs d’asile, moins d’une personne sur deux est aujourd’hui hébergée dans le Dispositif National d’Accueil (DNA). Une situation qui résulte d’un manque structurel de places d’hébergement (90 000 places dans le DNA pour 180 000 personnes dont la demande d’asile est en cours d’instruction ou récemment réfugiées) et qui alimente le développement des squats et des campements indignes, comme à Paris, Saint-Denis, Nantes, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux…

Par ailleurs, au nom de la « fluidité » dans les structures d’hébergement, l’OFII demande même aux centres d’hébergement de mettre fin à la prise en charge des personnes et des familles ayant obtenu l’asile ou en situation de détresse, sans solution de relogement. Ici non plus, le gouvernement n’atteint pas ses objectifs (8 700 relogements réalisés en 2018 contre 16000 promis) qui nécessite aussi un engagement fort des collectivités locales.

Cette politique a pour conséquence de maintenir un cycle infernal aboutissant à plus de personnes à la rue.

Ce durcissement des conditions d’accès à l’hébergement et aux droits fondamentaux n’est pas une fatalité. Nous déplorons le manque de volonté politique et de moyens pour respecter le principe d’accueil inconditionnel qui fonde la tradition de solidarité vis-à-vis des personnes en situation de précarité en France.

Face à la dégradation constatée des politiques d’accueil et d’hébergement, les fédérations, associations et collectifs citoyens s’unissent pour demander au gouvernement le respect de la loi et des droits fondamentaux de toutes et tous, dont font partie les plus vulnérables :

  • une protection et un hébergement d’urgence, immédiats et inconditionnels des personnes en errance dans différentes villes de France, leur permettant d’accéder à leurs droits fondamentaux ;
  • un accès rapide aux procédures de demande d’asile, dans le respect des délais définis par les textes, y compris pour les personnes sous procédure Dublin, ainsi qu’aux conditions matérielles d’accueil ad hoc ;
  • l’accès aux conditions matérielles d’accueil (hébergement, ADA, accompagnement dans les procédures et l’accès aux droits) tel que prévu par les textes européens pour tous les demandeurs d’asile, la création de 40 000 places d’hébergement et l’abandon des orientations directives des demandeurs d’asile vers les régions sans garantie d’hébergement qui auront très bientôt pour conséquence la création de nouveaux campements ;
  • l’assurance d’une continuité de l’hébergement pour toutes les personnes sans domicile fixe, quelles que soient leurs situations administratives, qu’il s’agisse de structures dédiées aux demandeurs d’asile ou de structures d’hébergement généraliste ;
  • la garantie de conditions d’hygiène dignes (sanitaires, urinoirs, accès à l’eau, gestion des déchets), arrêt des confiscations de matériels tant que les campements perdureront ;
  • la protection des personnes vulnérables face aux réseaux de passeurs, de trafiquants et de traites des êtres humains.

Nous, associations et fédérations accompagnant des personnes en situation de précarité et collectifs citoyens de soutien aux personnes migrantes/exilées, demandons une réponse forte, nationale, interministérielle (santé, logement, intérieur) et des mesures immédiates, en lien avec les collectivités locales pour en finir avec ces situations inhumaines.

 

Signataires : ACAT ; Actions Traitements ; Althéa Grenoble ; Amnesty International France ; ARDHIS ; Association Accueil de Jour ; Association le relai Ozanam ; Association Oiseau Bleu ; Auberge des migrants ; Aux Captifs la Libération ; CDJM 77 ; CEDIS ; Chorba ; Cimade ; CNDH Romeurope ; Collectif les Morts de la rue ; Comede ; DALO ; Dom’Asile ; EGM Paris ; Emmaüs France ; Emmaüs Solidarité ; Europe Migrante et Solidaire ; Fédération des acteurs de la solidarité ; Fédération de l’entraide protestante ; Fédération Nationale des Samu Sociaux ; Fédération Santé et Habitat ; Fondation Abbé Pierre ; Fondation Armée du Salut ; France Terre d’Asile ; Français langue d’accueil ; Jesuit Refugee Service France ; Ligue des droits de l’Homme ; Médecins du Monde ; Médecins sans frontières ; MRAP – Fédération de Paris ; Première Urgence Internationale ; Primo Levi ; P’tits Dej Solidaires ; Sant’ Egidio ; Secours Catholique-Caritas France ; Solidarité Migrants Wilson ; UNAFO ; UNHAJ ; Union Nationale des CLLAJ ; Vestiaire pour les migrants.


Discriminations – Les Roms, les oubliés des élections européennes

17 juin 2019

La communauté rom d’Europe représente 10 millions de personnes, largement ostracisées et stigmatisées. REUTERS/Bernadett Szabo

Près de 10 millions de Roms vivent en Europe. Ils sont pourtant largement sous-représentés aux élections européennes et subissent les discours haineux de partis populistes, explique The Guardian.

La suite de l’article ci-dessous sur le site du journal  « Courrier International »

www.courrierinternational.com/les-roms-les-oublies-des-elections-europeennes ?

Courrier International, c’est chaque jeudi une sélection de traductions d’articles d’actualité publiés dans la presse non française.


Sainte-Luce-sur-Loire. Des Roms expulsés, un maire en colère

13 mai 2019

Installés près des bords de Loire, sur le chemin de halage de Bellevue, les Roms ont été expulsés ce vendredi matin. | OUEST-FRANCE

Vingt-cinq familles roms ont été expulsées ce vendredi. Pas de quoi réjouir le maire qui regrette le peu de solidarité de ses collègues de la métropole. Et la « discrétion » de l’Etat.

www.ouest-france.fr/sainte-luce-sur-loire/des-roms-expulses-un-maire-en-colere


« Seule à mon mariage » au cinéma Katorza à partir du 17 avril

14 avril 2019

Pamela, jeune Rom insolente, spontanée et pleine d’humour, ne ressemble à aucune autre fille de sa communauté. Elle vit avec sa grand-mère et sa petite fille mais rêve aussi de liberté et d’ailleurs. Rompant avec les traditions qui l’étouffent, elle part vers l’inconnu, avec trois mots de français pour seul bagage, et l’espoir d’un mariage en Belgique pour changer son destin et celui de sa fille.

Bande annonce

Dossier de presse

La critique d’Anne Schneider dans « Sens critique »

 

Cinéma Le Katorza à Nantes, informations pratiques


8, avenue Lénine au Concorde le mardi 9 avril à 20h30

1 avril 2019

Un documentaire de Valérie Mitteaux & Anna Pitoun – 1h41 – France

8, avenue Lénine est un documentaire sur Salcuta Filan et ses deux enfants, Denisa et Gabi. Une famille rom roumaine qui vit en banlieue parisienne depuis quinze ans. Alors que de nombreux responsables politiques continuent d’affirmer que les Roms ont “vocation à rentrer chez eux”, Salcuta fait la preuve que la France a la capacité de les accueillir dignement et que lorsque c’est le cas, il n’y a plus de « question rom ». Car en tant qu’Européenne, Salcuta a choisi. Et chez elle, c’est ici, en France.

Mardi 9 avril au cinéma « Le Concorde » à Nantes – En présence de Valérie MITTEAUX, réalisatrice

Cinéma le Concorde – 02 40 58 57 44 – 79, boulevard de l’Egalité 44100 Nantes – Tram ligne 1, arrêt « Egalité », bus lignes 10 et 11, arrêt « Convention », parking gratuit place Zola à 350m.


Expulsions des bidonvilles, il est temps de décréter l’urgence sociale !

18 mars 2019

Un bidonville, ici à Montpellier. Photo d’illustration. (Sipa Press)

LETTRE OUVERTE – Le collectif Romeurope et de nombreuses autres associations telles que ATD-Quart Monde, la Fondation Abbé Pierre, la Ligue des Droits de l’Homme ou encore Médecins du Monde, tirent la sonnette d’alarme et appellent à « une réelle politique nationale, volontariste et adaptée, de résorption des bidonvilles »

Article complet dans www.lejdd.fr


Pourquoi empêche-t-on les Roms de travailler ?

2 mars 2019

Expulsées de la Beaujoire, commune de Nantes, puis de la Porte des Sorinières, où elles n’ont séjourné que quelques jours, des familles de migrants roumains, travaillant pour la plupart dans des entreprises de maraîchage, se sont installées sur la commune de Vertou, plus proche de leur lieu de travail.

La réponse de la loi par l’intermédiaire de la gendarmerie, a été la confiscation du véhicule d’un père de famille, véhicule qui lui est indispensable pour se rendre au travail et covoiturer ses collègues. La plupart sont en contrat à durée indéterminée.

La même procédure a déjà été utilisée les 11 et 18 janvier dernier, toujours sur la commune de Vertou : confiscation de véhicule en attendant le jugement, des mois plus tard, en application du décret n° 322-4-1, innovation utilisée de façon « adéquate » en vue du départ de la commune de ces familles, les privant ainsi à la fois d’un lieu de résidence et d’un moyen de se rendre à leur travail.

Ces migrants roumains sont ainsi dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins, ce que l’État et les institutions ne cessent, à juste titre, de leur réclamer !

Malgré le dispositif MOUS de Nantes Métropole, chargé de rechercher des solutions innovantes, malgré la volonté des familles à s’installer au plus près de leurs lieux de travail, les institutions continuent la politique du harcèlement, de la patate chaude (pas ici mais pas là-bas non plus !!!) contre ces familles qui participent pour une partie à l’économie de notre territoire (maraîchage, viticulture, nettoyage industriel..).

Le Collectif Nantais Romeurope demande que cessent la stigmatisation et la pénalisation abusive à l’encontre de ce groupe installé à Vertou, tout comme pour les nombreuses autres familles migrantes, principalement roumaines, habitant les quelque quarante bidonvilles de l’agglomération nantaise.

Dernière minute : le Collectif apprend que les familles harcelées par la gendarmerie et stressées par l’enclenchement de toutes les procédures judiciaires ont quitté ce jeudi le parc de Loiry pour s’installer sur l’Ile de Nantes

Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé :

– d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI
– d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire
– d’associations d’éducation populaire : Ligue de l’Enseignement-FAL 44,CEMEA
– d’associations de solidarité locale : Soleil Rom Sainte-Luce, ROMSI Indre, Sol’Rom Saint-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Droujba Clisson, Solida-Roms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise, Roata Nantes.
– ainsi que de citoyens.


Vertou – Une trentaine d’enfants Roms à scolariser

29 janvier 2019

Familles Roms arrivées en décembre 2018 à la Vertonne, sur un terrain désaffecté. | OUEST-FRANCE

Des familles Roms ont posé leurs caravanes dans la zone de la Vertonne. Une occupation illégale. Les parents sont travailleurs agricoles. Ils désirent que leurs enfants aillent à l’école.

www.ouest-france.fr/vertou-une-trentaine-d-enfants-roms-scolariser


Communiqué sur la situation à Vertou

21 janvier 2019

La situation des familles qui occupent un terrain sur la commune de Vertou depuis un mois suite à une précédente expulsion d’un terrain sur la commune de Nantes, est préoccupante et indigne :

  • Harcèlement par la police nationale ; un père de famille est emmené menottes aux poignets, son véhicule et papiers du véhicule confisqué jusqu’à la date d’audience au tribunal correctionnel … fixé en novembre 2019 … le privant ainsi de son outil de travail ;
  • Ce matin la police a procédé à la même opération avec une autre personne en garde à vue pour 24h cette fois et confiscation du véhicule .

Actuellement de ce fait, 7 familles ne peuvent plus se rendre sur leur lieu de travail. Et la police maintient la pression en disant qu’ils vont continuer.

Le Collectif Romeurope demande :

  • Au préfet de Loire Atlantique d’appliquer le droit, tout le droit, rien que le droit et notamment celui d’héberger ces travailleurs avant de mettre en œuvre des procédures qui ne sont que le résultat de l’incapacité à appliquer le droit d’habiter que l’Etat doit garantir ;
  • A la commune de Vertou, qui participe au projet de MOUS (projet de résorption des bidonvilles) de prendre sa part dans l’accueil de ces citoyens présents depuis des années et de leur proposer un contrat citoyen d’engagement réciproque : scolarisation des enfants, entretien du terrain, travail régulier (mis a mal actuellement) en échange d’un accès a l’eau , l’électricité et l’enlèvement des ordures. Tout simplement, une étape préalable pour une insertion sur le territoire.

Roms : une trentaine de familles menacées d’expulsion à Vertou

21 janvier 2019

L’Hebdo de Sèvre et Maine, le 19 janvier 2019

Installés depuis novembre dans une zone industrielle à Vertou, ils ont été sommés de quitter les lieux. Les gendarmes ont saisi deux voitures. Rom Europe est venu à leur soutien.

La plupart des hommes travaillent dans des exploitations maraîchères et viticoles. (©Hebdo de Sèvre et Maine)

Article complet : actu.fr/pays-de-la-loire/vertou/roms-une-trentaine-familles-menacees-dexpulsion-vertou


Pendant la trêve hivernale, les expulsions continuent…

4 décembre 2018

Dans la nuit du 28 au 29 novembre, après des jours de visites pluri-quotidiennes et menaçantes de la police les enjoignant de quitter les terrains qu’elles occupaient dans l’est de Nantes, et ce malgré la trêve hivernale, environ 200 personnes dont 30% d’enfants sont parties en errance dans l’agglomération.
Parmi elles, un bébé de 3 jours et sa maman, une petite fille de 7 ans, récemment opérée, dans l’incapacité de se déplacer et dont la situation a été signalée le 27 novembre au sous-préfet, à l’ARS (Agence Régionale pour la Santé) et à Nantes Métropole.
Au matin du 29, une soixantaine de personnes se sont arrêtées à Sainte-Luce, en bord de Loire, en zone inondable ; une quinzaine de personnes sont arrivées sur une aire d’accueil des gens du voyage, momentanément fermée, à Nantes. Situation explosive, car les voyageurs menacent de les déloger ; un autre groupe d’une soixantaine de personnes est encore en errance ; enfin environ 80 personnes se sont arrêtées sur un terrain de football désaffecté à Saint-Joseph de Porterie.
Tous ces groupes ont reçu la visite, qui du maire, qui de la police les enjoignant de quitter les lieux.
Pour aller où ? Aujourd’hui, quasiment toutes les friches sont rendues inaccessibles, entourées de rochers ou de buttes de terres. Certes, ces familles occupaient illégalement ces terrains, mais est-il pour autant légal et légitime de les condamner à l’errance ?
De nouveau, les parcours de santé, de scolarisation vont être interrompus, le travail effectué par Médecins du monde auprès de certaines familles va être mis une nouvelle fois en péril.

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise :
– Dénonce le coût humain de ces expulsions déguisées sans préparation et sans solution de mise
à l’abri
– Demande l’accès aux droits fondamentaux pour ces familles par la stabilisation de terrains avec
sanitaires, eau et électricité.

Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé
   – d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI
   – d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire
   – d’association d’éducation populaire : Ligue de l’Enseignement-FAL 44, CEMEA
   – d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil Roms Ste-Luce, Sol’Rom St-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Droujba Clisson, SolidaRoms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise, Roata Nantes
   – ainsi que de citoyens.
Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.


Environ 200 Roms de nouveau en errance à l’est de la Ville

4 décembre 2018

Ce jeudi matin, rue de la Papotière, les habitants quittent leur campement

Sous le coup d’une mesure d’expulsion, environ 200 personnes ont quitté mercredi soir et jeudi matin des camps situés à l’est de la ville.

La pression augmentait de jour en jour. À l’issue d’une procédure judiciaire, plusieurs camps de Roms de l’est de Nantes se trouvaient sous la menace d’une expulsion. Ce que les autorités sont venues leur rappeler avec insistance depuis le début de la semaine. Environ 200 habitants n’ont eu d’autre choix que de quitter leurs emplacements, rue de la Papotière ou rue du Loiret.

« On était là depuis 14 mois, explique Ionut Surdu. On est venus nous dire qu’on pouvait pas rester. OK, mais personne ne nous dit où on peut aller. On fait comment ? On va où ? Et les enfants qui allaient à l’école dans le quartier, ils font quoi ? ».

Ce matin, une centaine de personnes s’est arrêtée à Sainte-Luce, en bord de Loire. Une quinzaine est arrivée sur une aire d’accueil des gens du voyage, momentanément fermée, à la Clarière, à Nantes. « C’est une situation explosive, car les voyageurs menacent de les déloger », s’inquiète Romeurope.

Enfin, un groupe d’une soixantaine de personnes est encore en errance et 80 autres se sont arrêtées sur un terrain de foot désaffecté à Saint-Joseph de Porterie. Autant d’emplacements qu’on leur demandait hier de quitter.

« De nouveau, les parcours de santé, de scolarisation vont être interrompus, se désole le collectif Romeurope. Par ailleurs, la plupart de ces personnes ont un emploi qui risque d’être mis en péril par ces expulsions répétées »

Le collectif « dénonce le coût humain de ces expulsions déguisées sans préparation et sans solution de mise à l’abri et demande l’accès aux droits fondamentaux pour ces familles par la stabilisation de terrains avec sanitaires, eau et électricité ».


Habitat précaire ou pas, l’enfant va à l’école

10 octobre 2018

L’inscription scolaire, une obligation

Ouest France, 11 septembre 2018

Question de droit. Le maire refuse l’inscription scolaire du fils de Maria car « elle n’habite pas dans un logement stable ». Que faire ?

Maria et son fils habitent dans un hôtel social. Maria a voulu inscrire son enfant à l’école primaire. mais le maire l’a refusé au motif que leur présence sur la commune serait instable. un maire a l’obligation de scolariser tous les enfants habitant dans sa commune. Les seuls documents à fournir pour l’inscription scolaire d’un enfant sont : une pièce d’identité, un certificat de vaccination (ou une attestation de contre-indication médicale aux vaccins) et un justificatif de résidence dans la commune, quel qu’il soit.

Une fois constitué, le dossier est à déposer en mairie ou bien à envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception. Au guichet, la réponse peut ne pas être donnée le jour même. Dans ce cas, un récépissé de dépôt de dossier est à demander. Il permettra, comme l’accusé de réception, de faire courir un délai de deux mois au terme duquel l’inscription sera considérée comme rejetée : rejet qui pourra être contesté en justice. En cas de refus, le préfet peut lui-même inscrire l’enfant dans cette école ; le directeur, lui, peut l’admettre provisoirement.

Le refus d’inscription scolaire en raison de l’instabilité du logement est une discrimination fondée sur le lieu de résidence interdite par la loi, tout comme celle liée à la particulière vulnérabilité économique de la famille. Ce refus contrevient à la Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée en France, qui garantit à chaque enfant un accès à l’éducation.

Si un refus d’inscription scolaire vous est signifié, vous pouvez saisir le Défenseur des droits, ou son délégué local, pour faire valoir vos droits.

En partenariat avec


Projection documentaire avec les habitants des bidonvilles

22 septembre 2018

Un documentaire de Valérie Mitteaux & Anna Pitoun – 1h41 – France

8, avenue Lénine est un documentaire sur Salcuta Filan et ses deux enfants, Denisa et Gabi. Une famille rom roumaine qui vit en banlieue parisienne depuis quinze ans. Alors que de nombreux responsables politiques continuent d’affirmer que les Roms ont “vocation à rentrer chez eux”, Salcuta fait la preuve que la France a la capacité de les accueillir dignement et que lorsque c’est le cas, il n’y a plus de « question rom ». Car en tant qu’Européenne, Salcuta a choisi. Et chez elle, c’est ici, en France.

Planning définitif :

Vendredi 28/9 Rezé : projection à 19h30 à la salle Ragon, non loin du bidonville.

Depuis Commerce : tram ligne 2 ou 3  jusqu’à Pirmil puis Bus C4 Direction Les SORINIERES descendre à l’arrêt RAGON (CSC de l’autre côté de la Rue en face). Préparation de spécialités culinaires l’après-midi en présence des deux réalisatrices Anna et Valérie.

8 rue Lénine – Rezé 2018-09-28

Samedi 29/9 Orvault : projection à 15h00 sur le bidonville de la Jalière

Non loin de la porte de Rennes / le Cardo / Grand Val – Arrêt Jalière (bus 89). Accueil en début d’après-midi. Goûter prévu.

          8 rue Lénine – Orvault 2018-09-29

Samedi 29/9 Bouguenais : projection à 20h00

Sur le bidonville, petite capacité (30 pers maxi). Une salle municipale a été réservée à proximité en cas de repli nécessaire. Nom et adresse de la salle municipale : Renaud Barrault (les Couëts, rue Andromède). Cette projection se déroulera en principe en plus petit comité.


Pour les droits fondamentaux : dans la rue square Daviais le 22/9 à 15h00

19 septembre 2018

La préfète est hors la loi

Les droits fondamentaux (boire, manger, se protéger du chaud et du froid, se laver…) ne sont pas respectés dans notre ville :

– 400 migrants survivent dans un campement indigne au centre de Nantes

– 1974 personnes vivent en bidonville

– 4200 personnes sans domicile ont fait une demande d’hébergement d’urgence en Loire-Atlantique en 2016, le 115 ne dispose que de 25 places par jour !

Les réponses de la mairie

Malgré les déclarations de Johanna Rolland : « quand on dit liberté, égalité, fraternité, c’est bien ; quand on le traduit dans les actes c’est mieux », les réponses de la mairie ne sont pas à la hauteur des besoins que réclame depuis des années la crise humanitaire qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux.

Un élan de solidarité

Un élan de solidarité à l’égard de ces populations en détresse s’est construit à Nantes. Il regroupe des associations, des syndicats et de nombreux citoyens et citoyennes qui refusent d’accepter cette situation particulièrement  inhumaine, entretenue par les pouvoirs publics.

L’humanité de demain se construit avec l’accueil d’aujourd’hui

Toutes et tous à la manifestation le 22 septembre à 15H, S quare D aviais , pour dénoncer l’insupportable et exiger de véritables solutions dignes et pérennes !

Tract au format PDF


Je sais qu’un enfant n’est pas scolarisé, je peux agir !

17 septembre 2018

Si vous connaissez l’existence d’un enfant non scolarisé, vous pouvez alerter

  • La Direction des services départementaux de l’Education nationale de votre département
  • Les associations : dans l’agglomération nantaise il en existe une à proximité de chez vous (cf onglet « Contacts »
  • Le défenseur des droits

 


Scolarisation : trois propositions pour la rendre plus accessible à TOUS les enfants

17 septembre 2018
  1. Créer un observatoire de la non-scolarisation
  2. Préciser dans un décret les pièces justificatives permettant la scolarisation
  3. Mettre en place des médiateurs

#LEcoleUnDroit


Scolarisation : 80 % des enfants vivant en bidonville non scolarisés

17 septembre 2018

Dasn l’agglomération nantaise, des progrès ont été enregistrés auprès des enfants vivant en bidonville ces dernières années. Tous les enfants, où qu’ils vivent et quel que soit leur handicap, on droit à l’école


Scolarisation : encore trop d’enfants exclus

17 septembre 2018

Chaque enfant a droit à l’école conformément à la déclaration universelle des droits de l’Homme et à la convention internationale des droits de l’enfant.


Des Roms manifestent à travers l’Europe contre le racisme

5 septembre 2018

Manifestation de la communauté rom devant le Parlement italien, à Rome, le 2 août 2018 (Simone Somekh / AP)

Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs pays pour dénoncer la politique du gouvernement italien et des attaques racistes.

Toutes les nuits, Bela Racz refait le même cauchemar. Pendant que sa femme et ses enfants dorment tranquillement, quelqu’un met le feu à la maison familiale. « Pour nous, les Roms, c’est une peur qui remonte à mille ans, souffle ce Hongrois. Et l’actualité nous montre qu’elle n’est pas sans fondement. »

Suite de l’article dans www.lemonde.fr/des-roms-manifestent-a-travers-l-europe-contre-le-racisme


BD Mes voisins Rom

4 septembre 2018

Mes voisins Roms – réalisation Joséphine Lebard, dessin Julien Revenu

Topo est une revue d’actualité en bande dessinée destinée aux moins de 20 ans.

Dans le numéro 12 (juillet-août 2018), en 24 pages d’images, un reportage raconte la rencontre entre une habitante de Noisy-le-Sec (la journaliste) et une famille de Roms roumains récemment installée dans un squat de la commune et revient sur plusieurs préjugés tenaces à l’encontre des Roms.

Procurez-vous ce numéro soit en ligne sur leur site www.toporevue.fr soit dans un des points de vente indiqué ici : www.toporevue.fr/topo-shop/ou-trouver-topo


Conférence débat « L’Europe et les migrants » – Yves Pascouau

3 septembre 2018

Le comité local de Nantes du MRAP propose une conférence-débat avec Yves PASCOUAU : L’Europe et les « migrants ».

– Crise des réfugiés ou crise de la solidarité ?
– Responsabilité de l’Europe et des Etats européens
– Montée de l’extrême-droite et de ses idées
– Rôle des citoyens, des associations et des collectifs

Yves PASCOUAU

 

vendredi 12 octobre 2018 à 20 h 30
Manufacture des tabacs
10 bis bld Stalingrad à Nantes
Arrêt Manufacture ligne tram 1

Conférence « L’Europe et les migrants » avec Yves Pascouau

 


France Inter – le téléphone sonne – Démantèlement des camps de Roms, et après ?

16 août 2018

France Inter a diffusé une émission « Le téléphone sonne » le 9 août 2018 dédié aux bidonvilles.

La semaine dernière, plusieurs campements ont été démantelés dans la métropole lilloise. Des opérations courantes dans les 38 départements faisant état de ces bidonvilles sur leur territoire. Mais où vont ces familles évacuées ? Quelles solutions pour la population rom ? On fait le point ce soir au Téléphone sonne.

France Inter – Le téléphone sonne


Eté 2018 : la valse des expulsions reprend !

6 août 2018

Nantes le 28 juillet 2018

Hier matin, le bidonville de la prairie des Mauves a été vidé de ses caravanes, déplacées sur le bord de la route, les autres biens , précieux en cette période de canicule , ont été détruits ( frigidaires avec nourriture, auvents pour préserver du soleil…)

Un grand nombre d’adultes , en contrat de travail, n’ont pu aller au travail et ont maintenant a choisir entre mettre leurs familles a l’abri ou préserver leur emploi.

Les expulsions sans solutions continuent, depuis plus de 10 ans maintenant . Elles touchent les familles, sans aide ou presque, qui s’insèrent peu à peu, et ces expulsions anéantissent tous leurs efforts concernant la scolarité, la santé et le travail.

Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise se réjouit du projet de la Maîtrise d’œuvre Urbaine et Sociale en cours mais constate qu’elle ne concernera pour la première année qu’un petit nombre de familles et laisse les autres à la merci d’expulsions et de destructions de leurs lieux de vie, si précaires pourtant, de façon répétées, sans
aucune considération pour leur parcours.

Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise.


Anina Ciuciu dénonce « Une politique systématique d’expulsion des Roms en France »

25 juillet 2018

Anina Ciuciu nous parle de la discrimination envers les Roms

Anina Ciuciu, née en janvier 1990 à Craiova en Roumanie, est une écrivaine française, rom de Roumanie. Elle témoigne de son attachement et de son intégration à la société française et démonte les préjugés sur la communauté dont elle est issue.

wikipedia.org/Anina Ciuciu


Près de Nantes, un camp de Roms évacué.

24 juillet 2018

Le camp de Roms de la Botardière a été évacué, ce jeudi 5 juillet, à Couëron. © Archives Ouest France

Jeudi 05 juillet 2018 21:21 – Nantes

Un camp de Roms a été évacué dans la journée du jeudi 5 juillet, à la Botardière, à Couëron. Une quarantaine de personnes, installées sur le site depuis dix ans, ont quitté un lieu jugé « insalubre ».

Un camp de Roms occupé par une quarantaine de personnes a été évacué par les gendarmes, jeudi 5 juillet, entre 8 h et 16 h, à la Botardière, à Couëron, près de Nantes. Ce camp, installé depuis dix ans du côté de Brimberne, entre Couëron et Sautron, faisait l’objet d’une décision d’expulsion rendue par le tribunal récemment, à la demande du propriétaire du terrain.
Les familles ont quitté les lieux dans le calme, n’ayant pas d’autre choix, devant cinquante gendarmes venus mettre à exécution la décision de justice. Des pelleteuses de Nantes métropole ont déblayé les nombreuses carcasses de voitures et autres cabanes vétustes. Le camp se trouvait « dans un état d’insalubrité avancé », confie un observateur. Les familles Roms sont parties sur les routes avec les caravanes encore roulantes, à la recherche d’un nouveau lieu de vie. On ignore où elles ont pu trouver refuge.

Vanessa RIPOCHE. Ouest-France


Le mauvais exemple de la maire des Sorinières

23 juillet 2018

Un communiqué de la Ligue des droits de l’Homme appelle la maire des Sorinières à la responsabilité et à agir dans le cadre des institutions plutôt que d’appeler les habitants à faire pression eux-mêmes dans la rue. Il s’agit certainement d’une maladresse, il faut rappeler que les propos racistes en public sont des délits passibles de prison.

Lettre ouverte de la LDH à la maire des Dorinières


L’accès à l’eau et à l’électricité est un droit

20 juillet 2018

Nantes, le 16 juin 2018

A Madame la Présidente de Nantes Métropole

Madame la Présidente

Environ 250 familles vivent en bidonvilles sur le territoire de l’agglomération nantaise.
Ces familles habitent la plupart du temps dans des caravanes autour desquelles des cabanes ont été construites. Elles ont besoin d’un minimum d’énergie pour se chauffer, conserver les aliments, faire tourner les lave-linges.
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ICE #EuropeAccueillante

19 juillet 2018

Nos gouvernements n’ont plus de solutions et compromettent nos valeurs fondamentales

Il est temps que les citoyens soient inclus dans la discussion !

Signez la toute première Initiative citoyenne européenne (ICE) pour une #EuropeAccueillante !

La LDH rejoint la démarche, le collectif Romeurope Nantes s’y associe aussi. Grâce à cette pétition, exigeons que la Commission et le Parlement européens répondent à nos demandes. Demandez à la Commission européenne de :

  • Mettre fin au délit de solidarité ;
  • Soutenir les citoyens et citoyennes qui offrent un foyer et une vie nouvelle à des personnes réfugiées ;
  • Garantir des moyens et des règles plus efficaces pour défendre toutes les victimes de l’exploitation et de la criminalité.

Plus de détails sur ce qu’est une initiative citoyenne européenne et accès à la signature :

ICE #EuropeAccueillante


Incendies : une violence inacceptable contre les habitants d’un bidonville à Grenoble

3 juillet 2018

Communiqué de presse

 

Paris, le 12 juin 2018

Samedi 9 juin, un groupe d’habitants du quartier Mistral se sont rendus sur un bidonville où vivaient plusieurs familles Roms. Faute de solution de logement alternative, ces familles en très grande précarité (dont beaucoup d’enfants) vivaient là depuis plusieurs mois.
Les jeunes ont menacé les habitant.e.s de mettre le feu à leurs baraques, puis ont aspergé celles-ci d’essence. Face à ces menaces et à ces actes violents, les habitant.e.s du bidonville ont été contraint.e.s de fuir, abandonnant leurs abris et leurs affaires.
Dans la nuit, les agresseurs sont revenus sur le terrain et ont incendié 5 baraques du bidonville avant l’intervention des pompiers, aux alentours de 3h30 du matin. Le lendemain soir, 8 autres cabanes ont été brûlées.
Si les causes précises de cet accès de violence sont encore inconnues, il est manifeste que le racisme anti-Roms, qui reste très présent en France, tend à favoriser de tels actes.
Le CNDH Romeurope rappelle que « le fait de forcer un tiers à quitter le lieu qu’il habite sans avoir obtenu le concours de la force publique dans les conditions prévues [par la loi] à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contraintes » constitue un délit puni de trois ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, et que la motivation raciste à l’origine de ces faits constitue, en matière pénale, une circonstance aggravante.
Il appartient désormais à la police et à la justice de faire toute la lumière sur cette affaire, et à l’Etat de prendre en charge les victimes.
Au-delà de la poursuite des auteurs de ces actes, les pouvoirs publics devraient également s’engager dans une démarche visant à favoriser le vivre-ensemble, dans un quartier marqué par d’importantes difficultés sociales. A cet effet, la mise en œuvre d’une politique publique visant l’inclusion sociale de l’ensemble des habitant.e.s de ce quartier, en particulier par l’accès à un logement et à l’emploi, apparait indispensable.
Le CNDH Romeurope apporte son entier soutien aux victimes de cet acte inacceptable et condamne fermement toute violence commise à l’encontre des personnes en situation de grande précarité sur le territoire français, quelle que soit leur origine.

Contact presse : Manon Fillonneau, déléguée générale 06 68 43 15 15 – Twitter : @CNDH_Romeurope

Version PDF : Incendies : une violence inacceptable contre les habitants d’un bidonville à Grenoble


8, avenue Lénine

11 juin 2018

Un documentaire de Valérie Mitteaux & Anna Pitoun – 1h41 – France

8, avenue Lénine est un documentaire sur Salcuta Filan et ses deux enfants, Denisa et Gabi. Une famille rom roumaine qui vit en banlieue parisienne depuis quinze ans. Alors que de nombreux responsables politiques continuent d’affirmer que les Roms ont “vocation à rentrer chez eux”, Salcuta fait la preuve que la France a la capacité de les accueillir dignement et que lorsque c’est le cas, il n’y a plus de « question rom ». Car en tant qu’Européenne, Salcuta a choisi. Et chez elle,
c’est ici, en France.

 

Dimanche 24 juin à 20h au cinéma Concorde

Préventes disponibles sur place au cinéma le Concorde dès maintenant et sur leur site internet à compter du 20 juin.

Une projection proposée dans le cadre du festival Sofilm Summercamp.

Les porteurs du Pass Festival pourront retirer les places pour les séances de leur choix à compter de 45 minutes avant le début des séances dans les lieux de projection respectifs.


Rezé – L’échange culturel passe par mets et musique

14 mai 2018

Ouest France, le 22 avril 2018

Lacrimoara, lorda, Violeta, Cozmina, Anna Maria et Edera ont cuisiné des spécialités roms, pour la restauration des participants

Le festival de culture rom Room à la Rom a investi, hier, le parvis du centre socioculturel du Château. Au programme : chants, musique, jeux, table ronde…
Les mamans ont préparé une appétissante restauration, comprenant pain-mandro, beignets-gogoches et salade de bœuf aux légumes. Au début timides, les femmes Rom se lancent au fil de la conversation. L’atelier chant s’est déroulé sous la voûte des arbres, à l’extérieur, tandis que la grande salle était aménagée pour le concert du soir, avec fauteuils, tapis, coussins.
Les petites filles se transforment en gracieuses danseuses.
Ce dimanche, à 15 h 30, le théâtre de Rezé, rue Guy-Lelan, accueillera un concert humanitaire, offert par un groupe de généreux acharnés de la musique.

« Nous allons avoir deux bonnes heures de chansons grâce au groupe Présence qui soutient notre action, pour briser la glace entre migrants européens et les habitants de Rezé, annonce Yves Madeline, du Comige (Collectif pour les migrants européens). À l’entracte, Rom Suc-car reviendra en live, pour un petit bœuf d’ambiance ! »


Je m’appelle Amadora, je suis rom, j’ai 12 ans

11 mai 2018

Amadora, 12 ans

Arrivée en France avec sa famille à l’âge de quatre ans, Amadora a vite appris le français et elle le parle parfaitement. Toute petite, elle est devenue l’interprète de tout le campement. Au cours de sa vie, elle croise le chemin de la journaliste du Canard enchainé Dominique Simonnot. Ces deux-là finissent par se lier d’amitié. Une rencontre qui a donné un livre unique sur l’histoire d’une famille Rom en France.

Un reportage de Sophie Simonot à écouter ici : https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/je-m-appelle-amadora-je-suis-rom-j-ai-douze-ans

Bibliographie : Dominique Simonnot, Amadora. Une enfance tzigane, Le Seuil, 2018.

Notes :

« Les expulsions de Roms en augmentation de 12 % en 2017 »Le Monde.fr avec l’AFP, 06 février 2018.

– Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, « Les Essentiels du Rapport sur la lutte contre le racisme 2017 », 22 mars 2018.